La Bande à Papy : le bike park ardéchois qui fait revivre le freeride, c’est le spot de l’été !!

Sans les mains sur la première grosse double de la noire, heureusement pas sans les dents.
Terroir et transmission
Voilà 10 ans que dans la bourgade de Lamastre, petit village de 2 300 âmes, une petite dizaine de locaux se démènent pour assouvir leur passion du VTT Freeride sauce A(rdèche)-line. 10 ans que la petite association vit à grands coups de débrouille et d’amitié pour avoir un spot qui n’a pas grand-chose à envier à pas mal de bons bike parks à but, eux, lucratif.Cette débrouillardise ne date pas d’hier : Lamastre fut un lieu marquant de la Résistance et ses maquisards ont profondément ancré l’histoire locale. Un esprit solidaire et insoumis qui perdure encore aujourd’hui à travers le shape, et tant mieux !
Cela faisait un an qu’on essayait d’y aller. Comme ce petit bike park est tenu par les membres de l’association, il n’est pas ouvert à l’année, uniquement lorsque l’association annonce une journée de ride avec shuttle sur ses réseaux sociaux. Car pendant que vous profiterez de leur dur labeur, ils feront le Uber pour vous partager leurs pistes dans la bonne humeur.
« Une dizaine de locaux, dix ans de débrouille et une passion commune pour le freeride : à Lamastre, La Bande à Papy a transformé un petit village ardéchois en spot VTT culte. »
Et ce nom ? Ça fait plus club de bridge dans la salle communale le samedi matin que bike park de freeride. La petite histoire va peut-être parler à certains d’entre vous, elle a fait écho à nos débuts. Papy, c’est le nom du plus ancien de la bande qui a initié l’association et le spot ; les plus jeunes de plusieurs années, pour ne pas dire décennies, l’ont surnommé comme cela, et le nom a été trouvé. Alors on s’est remémoré, avant l’ère des réseaux sociaux, quand nous aussi, à l’âge de 15 ans, on avait des « anciens » de plus de 20 ans qui avaient une voiture, et qui nous transmettaient le flambeau, leurs conseils, sacrifiaient de leur temps et de l’essence à nous emmener rouler pour nous faire progresser et cultiver l’esprit freeride qui a vu naître, à la même période, Big Bike magazine. La synergie entre la fougue de la jeunesse et l’expérience des anciens, c’est ça La Bande à Papy !

Le café philo de la Bande à Papy, dans lequel on a aussi inauguré le mur à stickers, préparez les votres, ou votre plus belle citation !
Hors d’œuvre
2026 a été marquée par la Jam de la décennie, qu’on a ratée bien évidemment, mais 120 riders, eux, en ont profité : 30 euros la journée shuttle + repas dans la convivialité, avec remontée en camion, pick-up ou tracteur. Les locaux, ce sont des machines. Les riders ont pu faire entre 30 et 40 remontées pendant la journée, avec le petit kiff de la piste de nuit sur une partie de la rouge… des machines, on vous dit !Ce petit ride de nuit a pu voir le jour avec l’aide de la ville qui, pour 2026, a filé un petit coup de pouce pour apporter l’électricité sur le spot, ce qui permet également d’avoir, moyennant finance, une petite boisson fraîche au spot. Et je vous garantis que, vu les 35 °C lors de notre passage, on ne l’a pas refusée !
Spécialités
Et le park dans tout ça ? La régalade ! 4 pistes shapées : 2 bleues, 1 rouge et 1 noire. Et le petit extra : 2 petits freerides un peu à l’ancienne sur les bordures du spot. On vous l’a dit, ça va vous rendre nostalgique, car ceux-là sont officiels, pas comme à Morzine.
Chaque piste contient une dizaine-quinzaine de sauts (table, drop, double, shark fin), le tout bien rythmé, shapé comme il faut. On sent que les membres roulent vraiment : ils ont à la fois bien suivi le terrain pour ne pas plonger trop vite dans la pente, mais ont donné du flow à chaque piste.
Deux plateformes de départ desservent chacune deux pistes, dont la principale est posée sur le toit du QG de la bande, avec des tables hautes pour manger debout, tout en étant au bord des premiers sauts pour rester dans l’ambiance, évidemment.
Les bleues sont super accessibles, mais les sauts sont déjà pas mal pour du rider débutant à confirmé. La Kali, dont le départ est sur la plateforme au-dessus du point convivial du park, est une succession de petits step downs et de tables. Tout se roule et tout se saute, avec des tables déjà pas mal longues pour une bleue, mais sécurisantes. Pour la Keep-cool, ça monte d’un cran sans que ça soit trop surprenant : la même recette que la Kali avec une double ligne au choix (les tables classiques mais plus grandes ou une petite canadienne), ce genre de petits extras qui pimentent la progression. Un step down en shark fin élève encore un peu le niveau, mais reste toujours roulable pour les moins confiants. À voir le nombre de runs des minots qui roulaient en 24 pouces semi-rigide à 7 ans sur les bleues, la validation est totale. Et pour être honnête, c’était aussi amusant que chill à rouler une grande partie de la journée !

L’alternative de la Keep Cool, attention à pas arriver trop vite, le virage est proche à la réception !
La rouge Smerli commence déjà à faire passer un petit palier de progression, avec un bon drop de 2,5 m de haut et de long, des step downs et step ups plus grands, et des doubles un peu plus kickées. Il faut garder le rythme, mais la rampe de progression est idéale tout en restant encore très ludique.
La Super Papy, la noire du park, on commence à avoir du costaud : le premier shark fin est gigantesque, gros shape. S’enchaînent des doubles step downs, et la première grosse double (8 m) tempère les ardeurs. Quelques doubles sympas et des virages flowy, puis la dernière énorme double (10-12 m) règle ton dilemme entre se chauffer à l’envoyer ou se rafraîchir au comptoir.
C’est typiquement le genre de spots qui permettent de faire rouler nombre de riders loin des stations de ski, ou des petits jeunes qui n’ont pas encore le permis. D’ailleurs, pendant notre session, on a croisé un petit jeune, Rafael JD, et les jumeaux Surel (Mathéo et Tya) qui n’étaient pas là pour flâner sous les châtaigniers. Ça ponçait, entre autres, la noire, et on s’est fait claquer un petit suicide par le jeune Rafael en bord de bleue… la jeunesse prend le bon chemin grâce à ce genre de bike parks !
« Ici, on ne parle pas seulement de pistes et de sauts, mais de transmission, de convivialité et d’un esprit freeride hérité d’une autre époque. »
Inspiré de Whistler, la « référence », dans une taille plus modeste, humaine, pas ouvert tout le temps, mais avec encore plus de cœur. Et c’est cette disponibilité aléatoire du spot qui le rend encore plus désirable, car chaque session sera forcément un bon moment et on voudra en profiter jusqu’au run où l’appel de la déshydratation sonnera l’autre facette conviviale de l’association.
La Bande à Papy, c’est un spot convivial de passionnés, ça se sent, ça se roule, ça se partage entre potes et en famille avec eux. Rien qu’à voir les véhicules des membres, entre la Panda 4×4 Val d’Isère et le C15 plaqué La Bande à Papy, tu sais que la journée sera bonne. On ne peut que vous conseiller de les suivre sur Insta et FB, et de guetter une ouverture de sessions ou la Jam 2027. Promis, vous ne le regretterez pas, parole d’anciens !

Le shark fin step down ultra flow et super facile à rouler, un plaisir simple en classic table top.
PratiqueSe restaurer Chiller Rouler c’est le spot de l’été !!!repiqué sur Big Park Magazine FB
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