Ce mercredi une centaine de personnes était réunie autour du cercueil de Claude Sahy, lamastrois de cœur. Bien qu’il ait quitté Lamastre pour Aubenas depuis longtemps de nombreux amis étaient présents pour l’accompagner et accompagner sa famille dans ces moments difficiles où toute empathie apporte un soutien.
Quelques discours, un peu de musique ont permis à cette cérémonie civile simplissime de se dérouler avec émotion, souvenir et recueillement.

Christian Chosson a fait lire par Didi un texte court à l’image du taiseux qu’était Claude.
La liste des amis disparus, s’allonge , le temps inexorablement avance , s’écoule emportant dans son sillage parents , amis ,la faucheuse impitoyable fait son œuvre sans distinction , aujourd’hui c’est notre ami Claude, notre Rémy, que nous accompagnons , il va rejoindre les Roland, Jacky, son ami Ben et tant d’autres . Il me semble que c’était hier encore que la file de mobylettes bleues de notre bande de copains montait à Retourtour, hier encore que Claude faisait un tour de ville entre deux gendarmes car les « hirondelles volaient bas ce jour-là », hier encore que sur le flanc gauche du terrain de foot Rémy défendait son territoire en remontant les ballons avec panache. Les souvenirs affluent les images se bousculent une vie en caléidoscope, tous ces moments partagés, ce temps trop vite écoulé, ce départ trop prématuré. Aldo le beau gosse , Aldo le silencieux tu nous quittes en ce jour plein de tristesse, tu vas en rejoindre d’autres qui sont déjà partis, je sais qu’ils t’attendent sur le pas de la porte, d’autre viendront ensuite, la cohorte de mobylettes rependra sa route tumultueuse où résonneront les rires aux éclats, au revoir mon ami.



R B classe 74
Développer son imaginaire, explorer de nouvelles sensations, découvrir ses ressources intérieures au travers du théâtre.
Tentez l’aventure en participant à la journée Théâtre organisée par Acteurs Côté Cours

le samedi 30 mars 2019 de 9h30 à 17h30 au bar artistique La Source à Désaignes
Déroulée de la journée : La matinée sera axée principalement sur l’écoute, l’observation, la perception de soi, des autres. L’après-midi sera consacrée à l’imaginaire.
Inscription obligatoire avant le 27 mars en envoyant un courriel à acteurscotecours@sfr.fr.
Amenez une tenue décontractée et votre pique-nique pour le midi.
Tarif unique de 20 €.

Plus d’infos contactez Bulle au 04 69 24 13 98 ou 06 01 30 22 56
L’Université Populaire du Vivarais a organisé une conférence mercredi dernier au Centre Multimédia de Lamastre sur le thème du logement social animée par Marianne Pillot, juriste et présidente de AMILOI. Pourquoi loger les classes populaires? La conférencière a alors exposé son propos en s’orientant sur l’aspect historique, économique et humain de cette situation qui a réellement commencé au XIXème siècle. A cette époque, dans les années 1830 et suivantes, la révolution industrielle attire de plus en plus dans les villes une population rurale qui doit se loger dans des conditions épouvantables. Les patrons des usines cherchent alors à maintenir sur place cette main-d’oeuvre, leur grand souci étant le profit et d’éviter l’absentéisme saisonnier des ruraux qui retournent dans leurs villages pour les travaux des champs. Les ouvriers vivent dans des taudis, des épidémies comme le choléra déciment les populations. Des médecins et des hygiénistes alertent les autorités. Mais est-ce le rôle de l’Etat de construire des logements pour les plus pauvres? Finalement, les patrons sont les premiers à faire construire un habitat ouvrier, soit par souci de rentabilité, soit par paternalisme, soit sous la forme d’un socialisme utopique. En France, Charles Fourier lance l’idée utopique du « phalanstère« , un lieu d’habitat communautaire accueillant 400 familles, l’idée sera reprise concrètement par Jean-Baptiste Godin et son célèbre « familistère » de Guise, les frères Schneider font construire deux « casernes » au Creusot, dans le Nord les corons abriteront des générations de mineurs, à Clermont-Ferrand ce sont les cités Michelin, à Lyon c’est la Cité Jardin de Tony Garnier, en Ardèche c’est la « Cité Blanche » de Lafarge au Teil avec son école accueillant 80 élèves, des cours du soir pour les adultes, un livret d’épargne à 4,6%…Par contre, le logement est inscrit dans le contrat de travail liant l’ouvrier à son patron et si l’ouvrier quitte son patron, il doit aussi quitter son logement.

Après la Grande Guerre de 1914-1918 et ses centaines de milliers d’hommes tués ou invalides, la France est exsangue,
400 000 logements ont été détruits. Les taudis renaissent mais la reconstruction s’organise par la construction d’Habitats Bon Marché précédant les Habitats à Loyers Modérés jusqu’au moment où éclate la deuxième guerre mondiale. A la fin du conflit, on compte 3 millions d’habitations vétustes qu’il faut détruire mais aussi prévoir la construction de 4 millions de logements. Le mal-logement s’accentue avec le fameux « baby-boom« , la décolonisation ramène en France 2 millions de Français rapatriés, les besoins de main-doeuvre obligent à faire appel à des populations d’ouvriers immigrés logés, au pire dans des bidonvilles, au mieux dans les foyers Sonacotra. La crise du logement s’accentue jusqu’à ce que l’Abbé Pierre lance son vibrant appel du 1er février 1954 pour faire réagir les pouvoirs publics que l’on appellera « l’insurrection de la bonté« . Il faudra attendre l’avènement de la société de consommation pour que les conditions de logement s’améliorent. En 2019, comme le fait apparaître le rapport annuel de la Fondation Abbé Pierre, il n’en reste pas moins qu’en France près de 4 millions de personnes sont mal logées. L’absence de confort sanitaire de base est en net recul sauf en ce qui concerne, par exemple, la « précarité énergétique » qui rend difficile le fait de se chauffer chez soi…
Alain Jammet
C’est à Désaignes

Le thé dansant de l’assoc « les pas de danse ».
ENSEMBLE et SOLIDAIRES unrpa LAMASTRE.
VENDREDI 5 AVRIL à 12 h à l’Hôtel DES NÉGOCIANTS UN REPAS est proposé à tous les adhérents. Le menu est à 23,50 euros mais conformément au vote de la C.A.
UNE PARTICIPATION de 12 euros est prise en charge par l’association; cette somme correspond à la valeur du colis de fin d’année. Tous les adhérents sont donc convoqués et ceux qui ont un problème de déplacement doivent le faire savoir.
A l’inscription faire un chèque de 11,50 euros par personne à l’ordre de l’hôtel des négociants.
on vous donnera le menu avec les possibilités de plats. Vous pouvez vous inscrire dès maintenant aux heures d’ouverture de la salle.
lundi et jeudi de 14 à 17 h , mardi de 14 à 16 h , vendredi de 14 h 30 à 16 h 30
Henriette Chapelle.













