Concerts de la Chorale des Boutières.

Pourtant que la montagne est belle! Ainsi chantait Jean Ferrat en 1964 en évoquant les jeunes gens nés à la campagne mais qui rêvaient de vivre en HLM et de manger du poulet aux hormones… A la même époque, des jeunes gens nés en ville n’avaient qu’une envie: vivre en communauté à la campagne et élever des chèvres…L’Ardèche est ainsi devenue une destination privilégiée et pionnière.
L’Université Populaire du Vivarais a donc invité jeudi dernier Catherine Rouvière, docteure en histoire, pour une conférence sur le thème « Le retour à la terre et les néo-ruraux en Ardèche« .
Devant un nombreux public, la conférencière a fait un brillant exposé sur les 5 vagues successives de populations urbaines venues s’installer en Ardèche depuis les années 1960, de leurs motivations, de leurs rencontres souvent marquées d’hostilité avec les paysans installés depuis des générations sur un territoire souvent à l’abandon.

Cette migration a été malgré tout suivie d’effets bénéfiques en apportant une autre dimension à la vie rurale traditionnelle. Des « bourrus » qu’on surnommait ainsi se sont intégrés par la suite dans la société locale en expérimentant des techniques nouvelles liées à l’écologie, à de nouvelles formes d’agriculture ou d’économie.
Malgré la progression continue et implacable de l’exode rural, des territoires désertifiés ont retrouvé vie grâce à l’obstination de ces nouveaux arrivants sans oublier que la douceur de vivre, la beauté des paysages ont aussi attiré les personnes retraitées, natives ou non du beau pays d’Ardèche.

Alain Jammet
L’Université Populaire du Vivarais organise une conférence sur le thème
Le retour à la terre et les néo-ruraux en Ardèche
Jeudi 26 avril 2018 à 17h00
Centre multimedia de Lamastre
animée par
Catherine ROUVIÈRE
Docteure en Histoire
Pourquoi depuis les années 1960 et Mai 1968, l’Ardèche est-elle la destination pionnière et emblématique de vagues successives de populations urbaines désireuses de retourner à la terre dans les territoires désertifiés du territoire français?
Des précurseurs, tels Pierre Rabhi, aux « nouveaux autarciques » des années 2000, en passant par les hippies post-soixante-huitards, quels sont les ressorts de cette démarche et qu’expriment-ils à l’égard de la société? Comment s’effectue la rencontre puis l’acculturation entre anciens et nouveaux habitants? Quels en sont les résultats tant à l’échelle locale que nationale?
En mobilisant une grande variété de sources, Catherine Rouvière, professeure agrégée, docteure en histoire, chercheuse au Centre d’histoire sociale du Xème siècle (Université Paris1-CNRS) analyse l’évolution de leurs profils et de leurs motivations au gré du contexte économique et politique.

Puis elle montre que leur intégration longue et difficile transforme leurs lieux d’implantations en autant de foyers d’expérimentation multidimensionnelle revitalisante tandis que la dynamique migratoire en direction des campagnes s’amplifie depuis les années 2000.
Alain JAMMET
L’article précédent : http://www.lamastre.net/2016/02/29/retourner-a-la-terre-par-et-avec-catherine-rouviere/
Danse contemporaine Dimanche 6 Mai 18h au centre culturel de Lamastre
avec le groupe « Inventer sa danse »

Dans le cadre du festival « danse au fil d’avril »
Le groupe « Inventer sa danse » invité par écran village, présentera deux pièces courtes en avant–première du documentaire « Anna Halprin et Rodin » voyage vers la sensualité
« Connectes »(2017) et « contre toute attente »(2018)

Durée 40’ environ
Mise en scène Michelle Kawalla et Catherine Tissier
19h échange autour d’un verre.
20h30 documentaire.(tarif cinéma : 5e/3e)
Une formation au logiciel Libre office , ça ne se refuse pas

au contraire , on adhère,
C’est à l’Estaminet et c’est offert.













