Archive pour la catégorie ‘Reportages’
A propos de la rue des Massorts

Dans son livre « Lamastre pas à pas », Paul Bouit s’interrogeait sur l’étymologie du mot « Massorts ». On peut retrouver dans les pages d’histoire de ce site, les deux explications qui lui semblent les plus probables.
Je dois avouer que je ne suis pas du tout convaincu par la première qui rattache le mot « Massorts » aux Massorètes, ces fidèles gardiens du texte de l’Ancien Testament et j’imagine mal une école massorétique à Lamastre au 17ème siècle.
En consultant le cadastre de 1801, lors de la préparation de mon livre « Lamastre d’hier et d’aujourd’hui », je me suis rendu compte que ladite « rue des Massorts » était nommée « rue des Massous ». L’écriture est parfaitement lisible : le « u » ne peut en aucun cas être confondu avec un « r » et un « t » accolés, comme c’est le cas pour l’ancienne « rue des quartiers ».
Il se trouve que le mot « Massous » est la forme patoise du mot « maçon ». Faut-il en déduire que cette rue était habitée par des maçons ou du moins qu’ils y étaient suffisamment nombreux pour qu’on lui attribue ce nom ? Hypothèse difficile à vérifier.
D’autant plus qu’une autre peut être formulée. Le suffixe « ou » est, en patois, un diminutif comme notre « et » en français : un jardinet, un « jardinou » désignent de petits jardins. Les « Massous » deviendraient dans ce cas « des petits mas », c’est-à-dire de petites maisons et là, on rejoint la seconde explication de Paul Bouit, qui lui fut proposée par Marcel Guigal : « Massorts aurait désigné à l’origine les habitations précaires qu’établissaient les pauvres gens aux portes des cités fortifiées ou des châteaux pour y trouver refuge en cas de danger . Ce qui était géographiquement le cas du terroir des Massorts situé au 16ème siècle entre le village fortifié de Mastre et le Condoix »
Bref, s’il fallait trancher, j’opterais pour cette dernière explication, sans négliger toutefois la seconde.
Mais au fait, pourquoi Marcel Guigal écrit-il « Condoix » et non « Condoye » (cadastre de 1801) ou « Condoie » (forme actuelle) ?
Hervé Rouveure.

Deux armes, deux médailles
Un talent peut en cacher un autre. Caroline Bouquet, tireuse au club d’escrime de Tain Tournon, a remporté ce weekend la première place du Challenge international René Queyroux à l’épée, son arme de prédilection, mais également au sabre.
Les deux épreuves successives du circuit national se déroulaient à Fareins.

Le samedi, Caroline remporte la médaille d’or au sabre après une succession de onze matches et une finale remportée 10-6 sur la numéro deux actuelle, C. Gangneux.
Le dimanche, elle retrouve son épée et passe aisément ses deux tours de poule, soit déjà dix matches. Elle enchaine ensuite les victoires dans le tableau jusqu’à la finale qu’elle gagne haut-la-main sur sa coéquipière des championnats d’Europe Florence Duval (10-4).
L’escrimeuse confirme donc ici sa maîtrise du jeu. Elle participera de fait aux championnats de France dans les deux armes le mois prochain.
SC
Repas et zik cajun
Samedi soir à Lapras ce fut l’été en avant première, au-moins pour cette soirée.
Un apéritif coloré de saveurs dégusté dehors dans la cour chaleureuse avec en toile de fond, les rythmes typiques de la musique cajun.
La soirée s’annonçait chaude, elle l’a été.
Un repas métissé aux goûts d’épices, des participants nombreux et joyeux reprenant en chœur les réponses musicales lancées par le célèbre Alex et pour finir une ambiance bal folk quand les tables furent poussées, soirée incroyablement chaleureuse,complètement folk….
La plupart des chansons interprétées par Alex et René, racontent l’histoire difficile de ces peuples immigrés acadiens, d’ailleurs « les haricots n’étaient pas toujours salés à cette époque », quand le lard manquait dans les marmites…C’est également le titre bien connu de l’une des chansons du répertoire cajun.
La guitare, le banjo et l’accordéon répondaient au violon soliste comme de vrais interlocuteurs, expressions que l’on retrouve dans le blues et le jazz puis chacun leur tour, les instruments exécutent leur numéro en rythme avec la fameuse « washborn »(planche à laver à l’origine)et le triangle imposant.
Une seule fille et 5 garçons qui font perdurer cette aventure musicale depuis 20 ans.Si quelques musiciens ont changé, la musique continue avec le groupe Ardéchois »Lâche pas la patate ».
Finalement, la musique cajun est à l’image du peuple qui l’a créée : opiniâtre, dotée d’une étonnante faculté d’adaptation aux aléas de l’histoire et d’assimilation des autres cultures, mais surtout, fermement décidée à survivre, quoi qu’il arrive …
Les acadiens étaient bel et bien chez nous, Marie et Didier, danseurs passionnés ont lancé le bal…
C’était bien, c’était chouet ,quand on faisait la fête…
Posté par Isa.
















