SEMAINE DE LA SOLIDARITÉ A LAMASTRE

Dans le cadre de la Semaine internationale de solidarité et à l’appel de quatre associations locales œuvrant auprès des migrants et autres demandeurs d’asiles, 85 personnes ont répondu présent ce dimanche 20 novembre à 18h au centre culturel de Lamastre pour assister à une brève présentation des associations présentes et visionner le documentaire « Fuocoamare – par delà Lampedusa »
Au-delà de l’émotion suscitée par des témoignages sans concessions sur la réalité des sauvetages en mer Méditerranée au large de l’ile de Lampédusa, nous avons pu assister après la projection, à de nombreux échanges entre les représentants associatifs et la salle.
D’après les thèmes abordés dans les discussions, les jeunes et les moins jeunes se sont sentis particulièrement concernés et interpellés par la présence de migrants au sein de nos villes et villages.
Ce que certains considèrent comme une atteinte à l’ordre public, s’est avéré pour la plupart des personnes présentes, comme une remise en question nécessaire voire indispensable de notre « vivre ensemble » au regard des bouleversements à venir dans nos sociétés du fait de la présence de ces réfugiés.
Même si les questions abordées étaient empreintes de gravité, il ne manquait pas de générosité, de solidarité et d’espoir dans les prises de position des uns et des autres. Ce qui laisse augurer d’autres échanges prometteurs au sein de nos belles cités.
Jean-Marc VINCENT de l’Association Accueil Migrants de la Vallée du Doux
Un mini scoop, Olivia Lionneton, qui a de la famille sur Lamastre (cherchez un peu … 😉 ) a gagné notre cross de la châtaigne en 45 petites minutes .
C’était en fait son galop d’essai avant le marathon de New York qu’elle a terminé en 3 h 29 minutes , ce qui est pas mal avec le jet lag.

Félicitations, et à la prochaine.
Posté par Geneviève C ( tiens un indice ! …)
« En 2009, la réalisatrice fait la connaissance de Farraj, un paysan égyptien, avec lequel elle sympathise. Au début de l’année 2011, quand la révolution éclate sur la place Tahrir et au Caire, elle décide de suivre les événements de loin, chez Farraj et les siens, pour voir comment ils réagissent à la chute du régime de Moubarak. Réunis autour d’un vieux téléviseur, les habitants de ce petit village entouré de champs et de désert s’enthousiasment de ce vent soudain de liberté et expriment leurs espoirs de démocratie et de changements, alors même que, loin de la capitale, les choses ne semblent pas prêtes d’évoluer… »
– Jeudi 17 Novembre – 20h30 – Centre Culturel de Lamastre –
Le Producteur du film Thomas Micoulet animera l’échange qui suivra la projection.
Nous vous attendons nombreux !
En partenariat avec « Ardèche Images – La Maison du Doc » (Lussas), Ecran Village participe à la 17ème édition du Mois du film documentaire. Le dispositif « Les Toiles du doc », lancé en 2015 par la Maison du Doc a pour but de soutenir la diffusion de films documentaires en région Auvergne-Rhône-Alpes et de faciliter la mise en place de projections suivies de rencontres dans différents lieux de la région.
C’est à notre porte, c’est à Calais, c’est ici.




Christian Di Sandro, fils d’un des résistants du Maquis de la Raze continue son devoir de mémoire et nous fait part de l’exposition en cours à Privas, et de la conférence du 17 novembre aux Archives Départementales à 18 h
Allocution inauguration exposition 2016
Pour prononcer cette allocution, je souhaite avoir à mes côtés les derniers camarades de guerre de mon père CHRISTIAN. Leur présence témoigne d’une réalité historique et elle confère à cette cérémonie la légitimité et l’onction de la Résistance Ardéchoise.
Marce Bellingard, alias Mathéo, maquisard de la Raze, du détachement « Sampaix » de la 7101° Cie des FTP d’Ardèche.
Pierre Millet, alias Pierrot, résistant de Valence, de la 7101° Cie des FTP d’Ardèche.
Raoul Galateau, alias André, créateur des corps francs des FTP d’Ardèche en février 43.De son vivant, la modestie et la discrétion naturelle de CHRISTIAN l’incitait à ne pas rechercher les honneurs et à ne pas exposer ses tableaux. Mais l’œuvre picturale, ici présentée, par sa nature particulière, participe du devoir de mémoire dû aux maquisards. En dessinant sur l’instant ces scènes du quotidien il a donné vie brièvement à des jeunes hommes courageux qui ont combattu pour leur idéal de liberté et pour leur patrie. Ces jeunes maquisards ont bien mérités par leur action, et pour certains par le sacrifice de leur vie, que l’on se souvienne d’eux. Ces toiles les représentent et ce sont eux les véritables héros de cette exposition.
Mais il faut prendre garde de ne pas oublier les populations locales qui les ont soutenu dans leurs actions. Ces dessins, ces aquarelles, représentent aussi ces braves ardéchois et ce n’est que justice.La genèse de cette œuvre trouve son origine dans trois traits de caractère spécifiques de son auteur.
-L’ardence patriotique du jeune homme de vingt ans.
– le talent précoce du dessinateur.
-La passion exacerbée du passeur de mémoire.Christian, dès l’adolescence, jouait du crayon avec virtuosité, il était un dessinateur d’instinct.
A vingt ans, devenu maquisard, il crayonnait sur un carnet de marche, sur le vif, dans l’instant même, des scènes vécues et observées. Ses copains maquisards, les paysans rencontrés, les fermes qui les abritaient, les actions de combat, les parachutages étaient les sujets dont ils couvrait les feuillets de son calepin, précieux calepin, ami fidèle de tous les jours, ami qui l’a accompagné tout au long de son épopée héroïque.
Quelques années plus tard, dans la paix revenue, ce précieux viatique a été le témoin magnifique de sa vie clandestine. Le dessinateur devenu peintre, avec sa palette et ses pinceaux, a ajouté des touches de couleur aux dessins et il a produit ainsi une série de 40 aquarelles.
Après avoir terminé son ouvrage, CHRISTIAN a porté le regard sur l’ensemble ainsi réalisé, une évidence lui est apparue: il ne pouvait conserver égoïstement ce témoignage pour son seul usage. La valeur amitié qui forgeait le principal de son âme s’est imposée à sa conscience et il a compris qu’il devait transmettre une copie de cette œuvre à ses trois frères d’armes les plus proches, Freddo, François et Fernand.
Ensuite, au soir de sa vie, il a voulu transmettre en héritage une copie à chacun de ses trois enfants.
Le musée du Teil, informé de l’existence de ces aquarelles maquisardes a demandé quelques toiles.
Au final, CHRISTIAN a peint huit séries de 40 aquarelles, soit un total de 320 tableaux qu’il a peint sur son chevalet d’artiste, travail colossal et minutieux, digne des productions des moines bénédictins enlumineurs du Moyen Age.
Voilà un bien bel exemple de la passion de la transmission.Artiste peintre, il était aussi Homme de lettres. Dans son âge mur, il a saisi la plume et il a écrit ses souvenirs. Il a relaté fidèlement l’épopée de sa jeunesse vécue dans les montagnes ardéchoises et donner vie par les mots à ses camarades résistants en contant leurs aventures. CHRISTIAN, dans sa belle et noble âme, unissait la passion du passeur de mémoire et le talent de l’artiste de plume et de pinceau.
Combien CHRISTIAN aurait été heureux, ému, honoré, fier de l’hommage que notre assemblée lui rend en cet instant. Combien il aurait été comblé de constater que les nouvelles générations portent un intérêt toujours renouvelé à la Résistance et à la Geste maquisarde de l’année 44.
Par les forces de l’esprit CHRISTIAN est probablement présent à nos côtés, il nous observe avec un œil bienveillant, un sourire discret et malicieux au coin des lèvres, bien étonné du bel intérêt qu’il suscite.
A tous, il vous exprime un grand MERCI pour cet honneur, cette reconnaissance. Ainsi il fait vivre encore et toujours la flamme de la Résistance, flamme que le Général De Gaulle, dans ses mémoires, a souhaité qu’elle reste éternelle.
Chrisian Di Sandro














