Un texte qui donne un peu d’espoir aux Hôpitaux de Proximité que sont les Hôpitaux locaux après les menaces de ces derniers mois sur notre schéma local ardéchois. On attend toujours le rendu des échanges qui se sont tenus surtout au niveau administratif en ce début 2014 entre Lamastre , Le Cheylard , St Félicien, et St Agrève.
La DGOS conforte le rôle des hôpitaux locaux
11.08.2014
La Direction générale de l’offre de soins (DGOS) vient de diffuser aux ARS, une instruction qui évalue le rôle des hôpitaux de proximité. Fruit des échanges d’un groupe de travail, cette instruction répond à l’engagement n°11 du Pacte territoire santé « adapter les hôpitaux de proximité et responsabiliser les centres hospitaliers régionaux ».
Le texte, daté du 17 juillet, réaffirme le place prépondérante des hôpitaux de proximité sur leur territoire « ils contribuent à l’offre de soins de premier recours ( …), ils jouent un rôle structurant dans leur territoire et constituent un point d’attractivité pour les médecins libéraux, (…) ils se positionnent comme acteurs majeurs dans l’organisation de parcours de soins ». Pour la DGOS, leur connaissance du territoire et de sa réalité, en fait également, des « interlocuteurs privilégiés des ARS dans la réflexion sur l’organisation des soins en proximité et sur l’organisation des parcours (…) notamment pour les personnes âgées ».
Autre volet de l’instruction, la demande faite aux ARS de réaliser un diagnostic de l’activité de ces établissements et un bilan régional. La DGOS formule la demande d’un « état des lieux actualisé de l’offre de soins qu’ils proposent » ainsi qu’un « diagnostic des hôpitaux de proximité ».
Sensibiliser les ARS
Le texte est salué par l’association nationale des centres hospitaliers locaux (ANCHL), qui se félicite dans un communiqué de « ces directives, qui visent à conforter le rôle des hôpitaux de proximité ». L’association nationale des médecins généralistes d’hôpital local (AGHL), représentée dans le groupe de travail, espère que cette instruction fera évoluer les relations avec les ARS notamment. « Il était grand temps que cette instruction arrive » commente Pascal Gendry, président de l’AGHL, « l’objectif c’est de sensibiliser les ARS au rôle des hôpitaux locaux ». En effet sur le terrain, bien souvent, les hôpitaux locaux seraient, pour les ARS, une variable d’ajustement pour économiser des coûts et fermer des lits. « Concrètement, il y a des zones géographiques où les hôpitaux locaux sont mis à rude épreuve, sur leur autonomie ou le nombre de lits par exemple » souligne Pascal Gendry.
Le mode de financement en question
La DGOS précise également les bonnes pratiques pour « l’organisation interne des établissements, les modalités de partenariats avec les structures d’exercice coordonné et l’accueil des stagiaires ».
Des travaux sont aussi en cours concernant le mode de financement des « ex-hôpitaux locaux » et un éventuel passage à la T2A. « L’arrivée de la T2A ne répond pas forcément à certaines missions des hôpitaux locaux. » explique Pascal Gendry, « Nous traitons par exemple beaucoup de personnes âgées avec des pathologies qui nécessitent de longues hospitalisations. Ces cas là ne sont pas valorisés par la T2A ».
L’attente des résultats de ces divers travaux, sur le mode de financement ou le diagnostic régional, conditionnera la suite des évènements pour les hôpitaux de proximité. Une suite que la DGOS conseille de ne pas anticiper en soulignant qu’il « ne semble pas pertinent d’envisager ou d’accélérer les modifications susceptibles de déstabiliser et fragiliser l’offre de soins (hospitalière et de ville) et médico-sociale de proximité. »
Source : Legeneraliste.fr
Le Nième trithlon de Lamastre va comme d’hab se dérouler le 15 août 2014 avec son parcours désormais abouti : la natation au lac des collanges au Cheylard , le trajet le cheylard-lamastre par la superbe montée de l’Albouret et la course à pied sur la voie CFD avec le retour plus tristounet par la zone.
Horaires :
10h30 – 13h00 Inscriptions sous les gradins de l’Office de Tourisme de Lamastre et distribution des sacs
12h00 1 ère Navette Lamastre / Les Nonières à disposition des concurrents, ainsi qu’une remorque pour les vélos.
Départ Place Pradon
13h30 2 ème Navette Lamastre / Les Nonières
13h30 Mise en place dans le parc à vélos au lac des Collanges (Les Nonières)
14h30 Briefing au lac des Collanges (Les Nonières)
15h00 1 Ere vague de l’épreuve TRIATHLON DISTANCE S
15h15 2 Eme vague de l’épreuve TRIATHLON DISTANCE S
17h30 Fermeture du parc à vélos
18h00 Proclamation des résultats
Départ : 15h00 Lac des Collanges (Les Nonières)
Organisation : Office Municipal des Sports
Renseignements et inscriptions : Mairie de LAMASTRE
Tél. : 04.75.06.41.92 – Fax : 04.75.06.45.80 www.lamastre.fr
Description :
TRIATHLON DISTANCE S
Départ 15h00 Natation 750 m Cyclisme 22 km Course à pied 6 km
Inscriptions SPRINT:
Licenciés FFTRI, à partir de la catégorie Cadet
après le 14 juillet 2014 : chèque de 27 €, à l’ordre de l’OMS LAMASTRE
-photocopie de la licence FFTRI
Non Licenciés FFTRI, à partir de la catégorie Cadet
après le 14 juillet 2014
: chèque de 27 € + 7,50 € (pass compétition),
à l’ordre de l’OMS LAMASTRE
certificat médical de non contre indication à la pratique en compétition du triathlon de moins de 1an pour les mineurs, autorisation parentale de faire pratiquer les soins d’urgence
Epreuve en relais : 10 € par perso
nne (nous contacter par rapport aux catégories d’âge + 7,50 € (pass compétition)
Règlement :
Règlement conforme au cahier des charges de la fédération française de triathlon.
ASSURANCES -RESPONSABILITE
Les organisateurs sont couverts pour les risques « responsabilité civile ».
L’organisation décline toute responsabilité en cas :
*d’accident ou de défaillance dû à un mauvais état de santé
*d’accident provoqué par le non-respect du code de la route ou des consignes de l’organisation
*de perte ou vol d’objets, matériels, effets personnels
IMPORTANT
En sortant de l’épreuve natation chaque concurrent devra ranger soigneusement ses effets dans la caisse plastique numérotée mise à la disposition par les organisateurs dans le parc à vélos afin ’éviter toutes pertes.
Catégories d’âges :
Catégories Années de naissance
Cadet 1997 à 1998
Junior 1995 à 1996
Senior 1 1990 à 1994
Senior 2 1985 à 1989
Senior 3 1980 à 1984
Senior 4 1975 à 1979
Vétéran 1 1970 à 1974
Vétéran 2 1965 à 1969
Vétéran 3 1960 à 1964
Vétéran 4 1955 à 1959
Vétéran 5 1950 à 1954
Vétéran 6 1945 à 1949
Vétéran 7 1940 à 1944
Prix :
EPREUVE SPRINT SCRATCH CLASS. FEMMES 1 er 320 € 225 €
2 ème 190 € 120 €
3 ème 130 € 90 €
46 € au premier de chaque catégorie
Homme – femme
TRIATHLON DE LAMASTRE
Vendredi 15 AOUT 2014
BULLETIN D’INSCRIPTION
EPREUVE TRIATHLON
DISTANCE S
Nom :………………………………………… Prénom :……………………………………………………
Date de naissance :…………………………… Sexe :………… …… Catégorie :………………………
Nationalité :………………………………….. N° de Téléphone:………………………………………….
N° de licence:………………………………………………….. Club:………………………………………………………..
Adresse:…………………………………………………………….. ……………………………………………
Code Postal:…………………………………… Ville:………………………………………………………..
Email : ………………………………………………………………………………………………………………………..
Je soussigné (e) certifie avoir pris connaissance du règlement du Triathlon de Lamastre et m’engage à m’y conformer et à disputer cette
épreuve dans le meilleur état d’esprit sportif.
Fait à : ……………………………………………………, le ………………………………………
Signature :
Bulletin à retourner avant le 10 Août 2014 à :
Office Municipal des Sports – BP 23 – 07270 LAMASTRE
Important
Votre dossier à retourner avant le 10 Août 2014 devra comprendre obligatoirement :
Accès pour l’épreuve TRIATHLON DISTANCE S
Licenciés FFTri à partir de la catégorie Cadet (né en 1998 et avant)
Inscription après le 14 juillet 2014 : un chèque de 27,00 € à l’ordre de : OMS Lamastre
La photocopie de votre licence FFTri 01
Non licenciés FFTri à partir de la catégorie Cadet (né en 1998 et avant)
Inscription avant le 14 juillet 2014 : un chèque de 23,00 € + 7,50 € (pour le pass compétition) à l’ordre de : OMS Lamastre
Inscription après le 14 juillet 2014 : un chèque de 27,00 € + 7,50 € (pour le pass compétition) à l’ordre de : OMS Lamastre
Un certificat médical d’aptitude à la pratique du triathlon en compétition (Daté de moins de 1 an)
qPour les Mineurs, une autorisation parentale de faire pratiquer les soins d’urgence.
Epreuve en relais : 10 € par personne (nous contacter par rapport aux catégories d’âge +
7,50 € (pour le pass compétition)
Natation à partir de benjamin donc né en 2002 et avant.
- Ø
Vélo à partir de minime donc né en 2000 et avant.
- Ø
CAP à partir de cadet donc né en 1998 et avant
.
Autorisation parentale moins de 18 ans non licencié FFTri
Je soussigné (e)………………………………………………………………autorise mon enfant,………………………………………………………………………
à participer au 29ème triathlon de Lamastre et autori
se toute personne compétente à lui faire pratiquer les
soins d’urgence, si nécessaire
Fait à : ………………………………………………… le……………………………………………………
Signature :
Si vous souhaitez utiliser la navette pour vous rendre au lac des Collanges (Les Nonières) avec votre vélo cocher la case
– Le jour de l’épreuve, lors de la remise des dossards,vous devez présenter l’original de votre licence (pour les licenciés) et une pièce d’identité.
– Les organisateurs déclinent toutes les responsabilités en cas de perte ou de vol des matériels ou des effets personnels des concurrents
TOUT DOSSIER D’INSCRIPTION ENVOYÉ INCOMPLET NE SERA PAS PRIS EN CONSIDÉRATION
les précédentes éditions
http://www.lamastre.net/2013/08/18/triathlon-lamastre-2013/
http://www.lamastre.net/2013/08/16/triathlon-lamastre-2013-les-photos/
http://www.lamastre.net/2013/08/12/triathlon-de-lamastre-le-cheylard/
NUIT DE VEILLE
A
LAMASTRE
EN SOLIDARITÉ AVEC GAZA ET LE PEUPLE PALESTINIEN
Lundi 11 Aout 21h jusqu’au Mardi 12 à 6h
Devant le bar tabac « l’Estaminet »
Dans les villages aussi ,des femmes et des hommes sont solidaires de la tragédie épouvantable que vit le peuple palestinien tout particulièrement à GAZA.
Nous voulons consacrer une nuit dans notre calme Ardèche en solidarité avec la population de Gaza qui vit depuis 3 semaines de terribles nuits de peur et de mort.
Nuit entièrement consacrée à la Palestine avec des lectures non stop de textes divers : poésie, témoignages, contes, recettes de cuisine , et un peu de musique enregistrée .
On allumera des bougies , on partagera le thé ,la soupe ,des gâteaux pour tenir jusqu’à l’aube . Ce sera notre petite note singulière et calme pour dire notre indignation face aux massacres perpétrés en toute impunité .
Si vous aussi vous ressentez cette même indignation, venez participer pour un moment long ou court à cette veillée solidaire.
NB : Attention les nuits sont fraîches apportez des couvertures , des coussins et des bougies aussi !
Collectif citoyen de Lamastre et environs .
Jean Beranrd, qui a été Président de l’Association Culturelle de Désaignes et de l’Association du Musée de Désaignes a adressé ce témoignage de mémoire concernant des lamastrois qui on apporté leur pierre à l’esprit de liberté et de Résistance en des temps troublés.
La mémoire au Musée municipal de Desaignes.
Il y a 100 ans la 1ère guerre mondiale, 20 millions de morts, il y a 75 ans la seconde, 60 millions de morts.
Le rappel de ce passé « proche » est conservé au Musée avec de nombreux exemple de courage comme celui de Julie protégeant des maquisards blessés et des juifs
La Résistance au quotidien
Julie Crumière, Lamastre
Des Lyonnais en Ardèche, Ferdinand (lamastrois d’origine) et Julie Crumière vivent à Lyon.
Ils ont une maison à Lamastre, surplombant le bourg, un peu à l’écart, route de Nozières, la villa « Sam Suffy ».
Julie et ses 2 enfants, Andrée et Jeannot, vivront à Lamastre de sept 1939 à 1945, pour être dans une région plus protégée (c’est ce qu’ils pensaient).
Mais Julie n’accepte pas la politique de collaboration du gouvernement de Vichy et va participer, à sa mesure, à la résistance.
L’Ardèche est un refuge pour persécutés
A la maison voisine un couple juif, Daniel et Marcelle Levi, a loué un appartement, fin 1939 ou début 1940, Daniel est diplomate, ex-consul de France. Julie, expansive et accueillante, va de suite se lier d’amitié avec ses voisins.
Daniel connaît Ferdinand Hérold (1865-1940), poète qui, dans sa maison de Lapras (St Basile), réunit chaque été des écrivains, poètes, musiciens ou hommes politiques (Valery, Pierre Louys, Courteline, Maurice Ravel, etc) et qui participe activement à la lutte contre le racisme.
C’est sur son conseil que, dès la guerre, Daniel Levi vient dans la région, à Lamastre, d’abord à l’hôtel du commerce chez Antoine Couturier, où, en effet, venaient de nombreux juifs (ils étaient tous envoyés par Hérold ?).
Puis il loue un appartement route de Nozières, chez M. et Mme Pascal, où il s’installe avec son épouse, d’origine italienne (de Trieste), leur fils Jean-François qui vient de naître (on fêtera son anniversaire de 2 ans en 1942), et sa mère, née Weill.
Mme Weill meurt peu après, inhumée à St Basile (peut-être Lapras ?)
Le frère de M. Levi et sa famille feront partie des 7500 juifs pris dans la rafle du vélodrome d’hiver à Paris, le 16 juillet 1942. Les allemands en exigeaient 28 0000 !
Liberté et prudence à Lamastre
En zone libre la vie est relativement paisible, voire probablement désœuvrée, malgré la montée de la peur et de la haine.
Daniel Lévi fait souvent le trajet de quelques centaines de mètres pour “descendre en ville” pour les achats quotidiens. Le risque est d’abord limité puis s’accroît à partir de novembre 1942 lorsque les allemands envahissent la zone libre.
Les Lévi restent toujours prudents, discrets et prêts à disparaître.
D’ailleurs, cette disparition est organisée : De l’appartement on peut surveiller la route qui monte de Lamastre. En cas de danger présumé ou réel, la famille peut partir par les terrasses et se cacher dans le cabanon de jardin du père Fosset, à Coquet, un hameau proche et plus difficile d’accès.
La vigilance à chaque instant
Et les amis, nombreux malgré tout, enfants compris, participent à la sécurité Andrée Crumière, 9 ans en 1942, allait à l’école en prenant au passage sa cousine Ginette,10 ans, 2 rue Olivier de Serres, où Rose Crumière tenait un épicerie.
M. Lévi étant un excellent répétiteur pour les devoirs des 2 fillettes.
Plusieurs fois, l’une ou l’autre, ou les deux, ont du remonter route de Nozières avertir que des allemands ou des miliciens étaient ou risquaient de venir à Lamastre.
Au moindre risque, Ginette prenait son cartable pour avoir l’air d’aller faire ses devoirs, et montait chez sa tante Julie donner l’alerte.
Effectivement le risque était permanent et ne cessait de s’aggraver.
Les gendarmes sont venus route de Nozières arrêter Daniel…qui n’était plus là. Ils se sont contentés de la réponse de son épouse qui “ne sait où il est”.
Pendant une période, se sentant menacés, ils sont partis à Mounens (St Basile) pour être plus en sécurité.
Ils connaissaient également les juifs de la route de Vernoux qui avaient du se trouver avec eux à l’hôtel du commerce en 1940. Mais ils critiquaient leur imprudence.
Ils étaient invités à les rejoindre (mais ont décliné l’invitation), le 13 avril 1944, où, alors qu’ils fêtaient la venue d’une amie, les allemands et les miliciens les ont arrêtés.(voir sur un autre présentoir les textes sur ces arrestation)
L’amitié demeure, la paix revenue
Julie est restée liée aux Lévi . Daniel l’appellait sa sœur. Cette amitié ne s’est jamais démentie.
M. Lévi a été par la suite ambassadeur en Inde, au Japon, en Finlande, d’où le contact épistolaire a été régulier, de même que leurs venues à Lyon ou Lamastre.
Retraité, vivant à Verrières les Buissons, il a continué des relations amicales avec la famille Crumière.
La protection de maquisards blessés
L’autre action de résistance de Julie concerne l’accueil de maquisards blessés.
Les dates sont peu précises car les témoignages d’aujourd’hui sont ceux de fillettes de 10 ans à l’époque ! Ces faits datent vraisemblablement de 1943.
Les clandestins ont, probablement plus que les autres en raison du genre de vie qui est le leur, des problèmes de santé. Le docteur Elysée charra, de Lamastre, les sœurs de St Joseph infirmières à l’hôpital, les sages femmes Nénette Canonge à Lamastre et Eugénie Brunel à Gilhoc les soignent. Mais dans les fermes isolées et les baraques où se terrent les maquisards, les conditions de vie ne se prêtent pas à des soins importants. Ce sont donc des particuliers qui prendront le risque de les recevoir chez eux. Mmes Chaudier et Crumière, route de Nozières le faisaient.
Julie avait 1 ou 2 pensionnaire, des maquisards F.T.P.F. :
“Raymond”,(nom véritable Roger Large), blessé, d’abord soigné à l’hôpital de Lamastre par Elysée Charra.
Par crainte de dénonciation, il fallait qu’il quitte l’hôpital…Julie l’a reçu.
“Zizi” (nom véritable Eugène Desprez), gravement blessé par les gendarmes de St Donat où il circulait en camion. Il a sauté du camion et s’est réfugié dans un poulailler pendant 3 jours.
Il a été trouvé par le propriétaire, opéré à Valence (à la jambe ?) puis réfugié chez Saignol au maquis de la Grangette, proche de la Grand Pras. Mais le 30 août 43 (c’est ce qui permet de dater la présence de Zizi chez Julie) les maquisards de la Grangette font une mauvaise rencontre et tirent sur des gendarmes au Pont des Badons. Il faut évacuer d’urgence la Grangette. Le groupe va momentanément chez Ruel, à la ferme de Josserand (Desaignes), avant de trouver une autre cache.
Zizi , blessé, ne peut partir. Il est reçu chez M. et Mme Chaudier, voisins de Julie. M. Chaudier est percepteur à Lamastre. Mais la perception est cambriolée…par le Maquis ?
Une enquête va être engagée et M. Chaudier est directement concerné. D’où le danger. Zizi passe alors à la maison voisine, chez Julie.
L’intendance suit-elle ?
Les Soins : Les docteurs Charra ou GrandColas, ou une religieuse de l’Hôpital, venaient faire les pansements, généralement de bon matin ou tard le soir, pour éviter d’être vus.
Mais ce manège intriguait une voisine qui se posait des questions sur la santé ou la moralité…… Mise au courant … et au secret…. elle l’a gardé !
Le coût : Les blessés n’avaient pas grand chose pour payer, l’organisation FTPF non plus.
Julie y faisait face, aidée par sa famille et des amis…..Le boulanger, Louis Malfay donnait du pain, le boucher-charcutier, Montagne, de la viande…et on gagnait ainsi 1 jour de paix par 24 heures!.
La famille : Ferdinand Crumière, resté à Lyon, ne savait rien des risques que prenait son épouse. Bien sur, on ne disait rien par téléphone ou par courrier !
Lorsqu’il est venu à Lamastre, c’est son frère, Martial, qui est allé l’attendre à la gare du C.F.D., pour le mettre au courant.
Il est vrai que le risque était grand ! Mais Julie le prenait – comment dire – naturellement, par compassion envers ces malheureux persécutés.
La reconnaissance : En plus de l’amitié à vie conservée avec les gens qu’elle a aimés et aidés, Julie a reçu, signé par Charles Tillon le 19 juillet 1946, un
Diplôme décerné par le Comité Militaire National des Francs – Tireurs- Partisans – Français,
pour “aide et assistance aux F.T.P.F., au péril de sa vie et de ses biens”,
lui affirmant “la reconnaissance de la patrie libéré”.
Sources :
Témoignage Andrée et Ginette Crumière
Souvenirs personnels (Jean Bernard, Musée de Desaignes)
Julie Crumière a fait preuve d’un tel dévouement que ceux qu’elle a aidés lui en ont gardé une reconnaissance à vie.
La famille Lévi est revenue souvent à Lyon ou Lamastre revoir la famille Crumière et ceux qu’ils appellent dans leurs courriers ‘tous les amis de Lamastre”.
Et les courriers ont été envoyés régulièrement des ambassades.
En voici quelques exemples :
New Delhi en mai 1948, lettre de Marcelle Lévi
“J’ai été très heureuse de recevoir vos bonnes nouvelles…”
New Delhi en décembre 1948, lettre de Daniel Lévi
“Il n’est pas de jour où nous n’évoquions votre souvenir et toute la courageuse gentillesse que vous nous avez montrée pendant ces années…”
Tokyo en décembre 1941, lettre de Daniel Lévi
“ Nous vous envoyons notre vieille et fidèle affection…”
Eugène Deprez, le blessé FTPF, dit “ZIZI” écrivait en 1983 à Julie qu’il appelle encore Tata Juju.
“Croyez bien que je pense toujours à vous et à mon passage à Lamastre. C’était le bon temps…”
Il envoie le bonjour à toutes les familles Crumière, aux résistants qui l’ont aidé, Edmond Lespet, Charles Saignol, Paul Bruas, le docteur Grandcolas qui l’a soigné
Et il demande l’adresse de son copain d’infirmerie, Raymond, avec qui Julie est également restée en relation.
Mémoire de Jean Bernard.






















