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LAMASTRE Les « querelles » entre la vétérinaire et le maire devant le tribunal

C’est le chien qui se mord la queue… Clivage politique ou sensibilité pour nos amis les bêtes, le cas d’un canidé est au cœur de tensions entre Jean-Paul Vallon (DVD), maire de Lamastre et candidat aux élections législatives pour la deuxième circonscription de l’Ardèche, et une vétérinaire de la commune.

Suite à des lettres de l’édile adressées au préfet de l’Ardèche, à l’ordre départemental des vétérinaires, à la direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations et au procureur de la République pour dénoncer un « défaut de soin à un animal », la vétérinaire visée a porté plainte pour dénonciation calomnieuse.

Les faits remontent à l’été 2013 lorsqu’un Lamastrois trouve un chien a priori en mauvais état et l’amène chez la vétérinaire. Le maire, vers qui le bon samaritain a été renvoyé, a témoigné, mardi, au tribunal correctionnel de Privas, avoir alors été « effrayé » par l’état du chien, « l’œil crevé, la mâchoire cassée et la langue coincée et pendante ».

La vétérinaire, elle, en considérant que la vie du canidé n’était pas en danger, a fait appel à la prérogative du maire de se charger des animaux errants. Ce dernier l’a alors placé dans un enclos communal duquel le chien a ensuite disparu. Il serait réapparu en octobre, adopté par un aîné de la commune.

« Une lutte électorale » ?

Tout est bien qui finit bien donc, pour l’animal en tout cas. Du côté des hommes, d’autres éléments sont entrés en compte pour tenter de démêler le vrai du faux. Le maire a-t-il voulu « régler ses comptes » avec une vétérinaire anciennement élue d’opposition comme avancé par son avocat, Me Chambon ? « Appelons un chat un chat, il s’agit d’une lutte électorale ! », a-t-il lancé.

Ou la vétérinaire cherche-t-elle l’« opposition systématique » depuis son désaccord avec Jean-Paul Vallon sur l’euthanasie des chats et chiens errants décrite par l’avocat de la défense, Me Champauzac ? Quoi qu’il en soit, le procureur de la République a déploré la « médiocrité » de cette affaire, la qualifiant de « dérisoire ». « La justice à autre chose à faire que de s’intéresser à ces querelles de clocher. Visiblement à Lamastre, on a du temps à perdre… ».

Le tribunal correctionnel a reconnu l’édile coupable des faits et l’a condamné à 5 000 euros d’amende et à verser 1 000 euros à la plaignante pour le préjudice moral. Et ce, malgré le fait que les courriers n’auraient été « qu’un signalement » et non une recherche de sanction, comme a tenté de se défendre le prévenu.

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