Requiem de Fauré en Ardèche
Le Chœur de la Chorale de Boutières (le Cheylard) sous la direction de Laurent Jouvet donnera le Requiem de Gabriel Fauré. La soprano suisse Elisabeth de Mestral ainsi que le ténor annonéen Éric Deguilhaume tiendront les parties solistes. L’orgue sera joué par l’organiste suisse d’origine lyonnaise Sylvie Pagano. Le Requiem sera complété par des pièces religieuses de la même époque de Gabriel Fauré, César Frank. Le Requiem de Fauré ne sera pas présenté à la suite, ce qui n’a jamais été le cas puisqu’il s’agit des différentes pièces d’une messe de Requiem, donc entrecoupé par d’autres pièces et par des textes. La version que propose Laurent Jouvet pour ces trois concerts, est de prendre le Requiem comme cadre, et d’y adjoindre les pièces liturgiques qui manquent.

Cette pièce liturgique de G.Fauré (1845-1924) est d’un caractère très différent de celui de Mozart ou d’autres compositeurs, qui ont accentué le caractère dramatique de la mort et du Jugement Dernier. Fauré, au contraire, le voit de manière plus sereine : « Mon Requiem, on a dit qu’il n’exprimait pas l’effroi de la mort, quelqu’un l’a appelé une berceuse de la mort. Mais c’est ainsi que je sens la mort : comme une délivrance heureuse, une aspiration au bonheur d’au-delà, plutôt que comme un passage douloureux. ».
Laurent Jouvet a fait ses études au Conservatoire de Genève (comme Sylvie Pagano et Elisabeth de Mestral) puis à la Haute École de Musique Sacrée de Stuttgart-Esslingen. En plus d’une carrière de concertiste et d’accompagnateur, il dirige deux chœurs en Ardèche et deux chœurs en Suisse. Son exigence musicale le porte à un travail très précis sur les partitions, et sur le travail vocal des chanteurs.
Trois concerts auront lieu :
A l’église du Cheylard, le vendredi 2 mars à 20h30 (entrée libre).
A l’église de Serrières, concert organisé par Musique et Orgue à Serrières, le samedi 3 mars à 20h30 (10€, gratuit pour les moins de 16 ans).
Au temple de Désaignes, en collaboration avec l’Association Culturelle de Désaignes le dimanche 4 mars à 18h (entrée libre).

Photos: Laurent Jouvet / Petit chœur des Boutières
L’Université Populaire du Vivarais a organisé jeudi dernier une conférence au Centre Multimedia de Lamastre animée par Sylvette Béraud-Williams, ethnologue originaire de la vallée de l’Eyrieux et Claude Fougeirol, photographe et Meilleur Ouvrier de France. Dans une salle comble, ils ont présenté leur ouvrage édité en 2014 « De Fernand à Sylvia, tradition et innovation en terre d’Ardèche » qui a servi de fil conducteur à la conférence en faisant partager le résultat de cette aventure commune à un public particulièrement attentif et chaleureux.

Après 4 années de rencontres aussi riches que diverses auprès de 70 personnes, anciens du pays ou nouveaux arrivants, les auteurs ont recueilli, enregistré , photographié, filmé de multiples témoignages qui sont des éléments précieux pour le patrimoine ardéchois. Le diaporama présenté était constitué de vidéos (dont deux superbes vidéos inspirées par « La Montagne » et « Ma France » de Jean Ferrat qui ont nécessité des mois de travail) et de photos tout en étant commenté par les deux conférenciers. De l’émotion, du rire, de l’étonnement, une certaine nostalgie à voir ou écouter des personnages hauts en couleur vivant de manière traditionnelle du seul travail de la terre dans des conditions difficiles, presque sans confort, mais animés d’une farouche détermination à rester sur leur territoire. Des nouveaux arrivants, originaires ou non du pays, tout aussi déterminés qui ont la volonté d’innover et qui s’installent, cultivent, transforment et lancent des projets d’avenir aussi bien dans le domaine agricole qu’artisanal ou industriel mais à taille humaine.

Si le monde rural ardéchois est en pleine évolution avec l’augmentation de sa population, des menaces pèsent sur son avenir: abandon des services publics, fermeture d’écoles, désertification médicale, on ne peut que savoir gré aux deux conférenciers d’apporter leur témoignage dans ce magnifique ouvrage constitué d’autant d’images sincères, généreuses que de textes écrits avec grand talent qui les accompagnent pour donner espoir aux générations futures.

Alain Jammet
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J’ai reçu par l’intermédiaire du site lamastre.net une demande émanant d’un blogueur drômois M Boissy qui élabore un site autour de l’histoire des salles de ciné de Drôme Ardèche.
Plutôt que de lui adresser discrètement les informations dont je pouvais disposer, j’ai préféré mettre en ligne un petit article que mon interlocuteur pourra « repiquer » comme il est de coutume sur la toile.
L’avantage de cette manœuvre est quelle peut en en faire profiter les lecteurs lamastrois et susciter de nouveaux témoignages et de nouveaux documents.
D’autant que je ne dispose de témoignages directs qu’autour du cinéma « Palace » de l’Hôtel de la poste mais peu de choses pour le moment autour du cinéma « Écrin ».

Ce sont la fille de Léon Brunel ,Rosie Roche et son mari Gérard qui m’ont permis de faire aboutir la recherche autour du Cinéma Palace.
C’est Léon Brunel qui a créé le Cinéma attenant à son hôtel situé au 7 avenue Boissy d’Anglas en octobre 1931, à cette époque le cinéma était muet. Le patron qui était « ressortissant de la petite exploitation » a modernisé sa salle de ciné en la dotant en 1954 en le dotant d’un projecteur Zeiss Ikon qui était la référence à l’époque.


Et c’est le 1 janvier 1968 que Rosie et Gérard Roche reprennent la direction de l’établissement.
L’exploitation a continué jusqu’en 1988, date à laquelle divers paramètres dont l’arrivée des chaines cryptées en ont entrainé la fermeture. L’association Écran Village déjà active à l’époque sur Lamastre Vernoux avait a bien tenté un rapprochement pour sauver de la casse le cinéma. Mais c’est la totale incompréhension des enjeux mémoriels et patrimoniaux de la part de la mairie en place, sous-tendue de la geste poyetique et politique de l’époque, qui en refusant tout soutien et tout arrangement, a scellé définitivement la disparition de la salle du «Palace».
Les matériels projecteur, fauteuil ont été récupérés par des collectionneurs. Le projecteur est exposé dans un musée attenant à une salle multiplexe bretonne.
Localement après une brève utilisation en pétanquodrome couvert la salle est devenue réserve d’un magasin d’électro ménager, la boucle était bouclée le ciné s’est mué en commerce de téléviseur…

En ce qui concerne l’autre cinéma «l’Écrin» situé à l’entrée de Lamastre au 5 avenue Victor Descours, il était exploité par un autre M Roche, coiffeur de jour et projectionniste de nuit.
Hervé Rouveure en a gardé un cliché:

L’emplacement est maintenant occupé par un artisan plombier chauffagiste.
J’espère que cet article nous permettra de collecter des infos complémentaires sur l’ «Écrin». (administrateur@lamastre.net)

Heureusement pour Lamastre nous avons l’association Écran Village, dont les choix cinématographiques « Art et Essai » nous permettent d’aller au Ciné « les yeux fermés ».
Après 28 ans d’efforts la nouvelle et magnifique salle municipale du centre Culturel rénovée en 2016 offre aux cinéphiles locaux un outil d’expression et de spectacle optimal.

1931, 1988, 2016 les films se déroulent, inexorablement et heureusement.

Raymond Bouit.













