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La baisse de la démographie médicale, fait avéré et consécutif à une politique de santé menée sans changement  depuis 1971 fait débat chez les politiques.

Le débat dernier télévisé des primaires socialistes sur BFM a fait s’exprimer les candidats socialistes sur la conséquence , la désertification médicale ; mais peu sur l’origine le numerus clausus …

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Le média spécialisé « le Généraliste.fr  » a produit un article dont je vous fais un copier- coller .

Les socialistes s’affrontent sur les déserts médicaux

Enfin ! Pour leur troisième et dernier débat télévisé, les candidats à la primaire socialiste ont abordé le sujet de la santé. Des divergences assez fortes sont apparues, en particulier sur la question de la liberté d’installation. Martine Aubry et Arnaud Montebourg sont partisans de la manière forte. François Hollande et Manuel Valls se montrent plus libéraux. Jean-Michel Baylet et Ségolène Royal bottent en touche.

Martine Aubry et Arnaud Montebourg tombent d’accord au moins sur une chose. Interrogés mercredi soir comme les quatre autres prétendants à l’investiture socialiste pour la présidentielle, lors du dernier débat télévisé, ils estiment que les mesures incitatives ne suffisent pas pour attirer les généralistes dans les zones déficitaires. Arnaud Montebourg s’est, en effet, rangé du côté des partisans d’une ligne dure en proposant qu’à « la sortie des études de médecine, il y ait plusieurs années destinées à aider les populations déficitaires » en termes de professionnels de santé. L’élu de Saône-et-Loire a sermonné les médecins, en leur rappelant la mission de « service public » à laquelle ils sont appelés. « La liberté d’établissement ne peut pas nuire à l’égalité des territoires et des citoyens » a-t-il affirmé.

Aubry se montre ferme et volontariste

La maire de Lille qui, en renouant avec le passé, a tenu à se présenter comme « celle qui a redressé les comptes de la Sécu tout en faisant la CMU » a confirmé un positionnement similaire. « Les mesures incitatives, ça ne marche pas » a-t-elle affirmé. Favorable à l’introduction de mesures coercitives concernant la liberté d’installation des médecins, elle a mis en avant le modèle allemand où « des commissions » fixent les endroits interdits à l’installation pour cause de densité déjà importante et donnent la liste des lieux où ils peuvent s’installer. « Au bout de 10 ans, a-t-elle nuancé, les médecins généralistes pourraient choisir leur installation ». L’ancienne ministre des Affaires sociales, qui est aussi présidente du « plus grand hôpital de France », le CHRU de Lille, a, en outre, reproché aux jeunes médecins une certaine forme d’ingratitude vis-à-vis des citoyens français qui « ont payé 10 à 12 ans de leurs études » et de l’Assurance-maladie qui « va rendre solvables tous les clients qui rentrent chez eux ».

Hollande se veut pragmatique

Opposé à cette ligne dure, François Hollande s’est d’abord interrogé sur la possibilité de mettre en place ce type de politique sanitaire. « Vous pensez qu’aujourd’hui on peut obliger quelqu’un à s’installer ? On ne peut pas agir par la contrainte » a-t-il dit. En revanche, le favori des sondages estime que « il faut essayer d’interdire certaines installations, là où il y a des zones de fortes densités médicales ». Nicolas Sarkozy ne proposait d’ailleurs pas autre chose en 2007, lorsqu’il louait les accords qu’avaient conclu en ce sens les syndicats d’infirmiers avec l’Assurance maladie. Partisan de mesures incitatives mais aussi d’une rémunération mixte des professionnels de santé, le président du Conseil Général de Corrèze a suggéré aussi que les médecins soient payés « à la fois à l’acte et avec un forfait », un complément de rémunération « en retour de la mission de service public » de prévention et de PDS qu’ils assument.

« On ne peut pas agir par la contrainte. Il faut créer une mobilisation, un pacte de confiance » a renchéri Manuel Valls, tandis que Jean-Michel Baylet a préféré, lui, positiver en citant l’exemple des maisons de santé pluridisciplinaires de Tarn-et-Garonne qui ont eu, d’après lui, « un certain succès », des jeunes médecins étant venus s’y installer. Ségolène Royal, de son côté, penche pour un mode d’exercice autre que le libéral et propose d’« expérimenter la création de dispensaires où les médecins seraient salariés ». L’ancienne candidate du Parti socialiste à la présidentielle avait d’ailleurs déjà fait cette même proposition en 2007.

Giulia Gandolfi

Un rappel sur les modalités historiques du numerus clausus.

http://www.lamastre.net/2009/10/13/351/comment-page-1/#comment-8

Numerus clausus ?
Qu’est ce que le numerus clausus ?
C’est une décision politique et comptable mise en place en 1971 par la ministre de l’époque Simone Weil.
Cette décision entrait dans le cadre de la maitrise des dépenses de santé et visait à diminuer le nombre d’étudiants en médecine passant le cap de la première année.
Le nombre d’étudiants en 2° année est ainsi tombé de 12000 à 8000 entre 70 et 71, pour baisser encore jusqu’à 3500 en 1993, pour remonter doucement à partir de 2000 jusqu’à 7000 actuellement.
Le dogme comptable affirmant que s’il y a moins de médecins, il y aura moins d’offre de soins, donc moins de dépenses de santé, donc des économies.C’est un raisonnement basique mais très simpliste.
Les comptables n’ont pas intégré tous les paramètres de l’exercice médical :
-la féminisation de la profession, les femmes ayant la particularité de faire et éventuellement élever des enfants, ce qui les rend professionnellement moins disponibles.
-l’émergence de nouvelles spécialités : échographie, imagerie, informatique médicale, médecin de tutelle, médecin coordonnateur, modes d’exercice qui limitent le nombre de praticiens au contact direct des malades.
– loi sur les 35 heures et sur le repos compensateur après les gardes qui multiplient les agents sur les roulements de planning.

Nous payons actuellement, avec un manque de médecins qui va en s’aggravant et pour longtemps, le prix de cette décision politique et comptable prise en 1970 visant à limiter l’offre de soins à la population.

Raymond Bouit

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