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Lecture de rentrée.

Après les lectures de l’été voici une lecture de rentrée, qui plus est de rentrée scolaire.

C’est Annie Forot, la  maitresse ou l’instit du  Fraysse selon les positionnements, qui  livre les secrets de son engagement pendant 26 ans.

annie forot la petite école où j'ai vécu

C’est le récit de son vécu agrémenté de beaucoup de personnages qui s’y  s’expriment en cheminant tout au  long de la carrière d’Annie. Carrière  entièrement vouée à la vie de cette école de hameau, la dernière, qui n’a survécu que par sa volonté d’exercer son métier « autrement » du point de vue pédagogique,  en restant en bordure sans gaucher la raie.

On y apprend ses états d’âmes, ses joies nombreuses, ses peines fréquentes, les coups tordus venant de toutes parts, parfois des ultras de l’école de la République, mais aussi d’ailleurs avec  surtout la mention spéciale et un rhabillage réussi  du curé de la paroisse qui était en retard d’une séparation de l’église  et de l’état et qui osait prêcher contre l’école, signe d’un  obscurantisme reflet de son ignorance.

Un livre tout en bienveillance qui va faire plaisir aux anciens du Fraysse, tous acquis à la cause, et aux intervenants cités dans les remerciements.

Avec en final l’explication de son approche  personnelle et de ses rapports avec Freinet et Steiner.

J’ai été interpellé par ce récit car je suis fils et neveu de deux institutrices du Fraysse,  instits qui avaient gardé toutes deux une excellent souvenir de leur poste, de l’environnement du hameau, en particulier de la maison Forot.

Et je ne peux m’empêcher  de rajouter une anecdote de plus à ce récit en vous racontant l’histoire d’une institutrice des années 30/35 qui avait repéré une élève avec un gros potentiel et lui avait parlé de présenter le concours de l’École Normale d’institutrice, c’était sans compter là aussi sur le curé de l’époque qui avait  imposé aux parents de lui faire changer d’école en quittant l’école du Diable du Fraysse pour intégrer l’école de Dieu à Nozières afin …qu’elle puisse se présenter à sa communion !!! Les parents s’étaient exécutés, au grand courroux de l’instit. La brillante élève du Fraysse est restée Nozieroise, a donné naissance à de beaux bébés. Le monde cantonal étant petit sa robe de mariage avait été achetée chez mes grands parents  et j’ai en tant que médecin traitant souvent  gouté ses gâteaux lors de mes visites à domicile. Voilà je vous ai donné assez d’indices pour reconnaitre la « mamie ».

ecole fraysse désaignes nozieres

R Bouit (qui avait donc  entendu parler en bien du Fraysse)

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