Ce 19 octobre à midi nous étions une bonne centaine a avoir répondu à l’appel de l’Association des Maires de France pour marquer la désapprobation citoyenne à l’encontre des violences urbaines qui ont détruit des biens publics et privés lors des manifestations multi focales du 17 octobre.
L’Association des Maires de France est une association d’utilité publique qui soutient et conseille les maires dans leurs démarches de gestions administratives, elle est trans partisane .
M Vallon Maire de Lamastre avait adhéré à cette démarche et appelé à ce rassemblement, il a fait un discours sur le perron de la maison commune devant un public d’âge mur , essentiellement des retraités , les actifs et les jeunes étant bien sûr pris par leurs obligations, le choix national de l’heure de Midi ne permettant donc pas à tous de participer.


Il y avait des élus, des représentants de la gendarmerie, des militants associatifs et politiques qui tous avaient à cœur de marquer leur désapprobation et leur colère vis à vis des émeutes du 17 octobre,
Le but était de s’insurger contre les émeutiers casseurs pilleurs qui dénaturent tout idéal politique , sauf celui du chaos organisé et recherché aux relents de guerre civile.

M Vallon a fustigé « la violence, les pillages en reconnaissant le droit de manifester, de revendiquer, de protester dans le respect du droit démocratique et de l’ordre républicain » , il a voulu faire de ce rassemblement « un moment d’unité, de fidélité aux institutions républicaines » ,

On aurait pu rêver d’une prise de parole plurielle, mais l’organisation rapide dans l’urgence ne l’avait a priori ni envisagé ni programmé.
Un moment plus convivial et moins protocolisé dans la salle du conseil autour d’un verre « républicain d’amitié et de concorde » a permis à tous les présents d’échanger.


Le tableau d’Henri Roche « l’inspiration du poète » d’après Poussin veillait de façon un peu décalée sur l’assiqtance de cette fin de cérémonie.
Ces rassemblements partout en France prouvent heureusement que de nombreux citoyens savent raison garder et en restant vigilants et mobilisés sont les garants du respect du bien public et commun.
R B , cives et semper cives.














Propos tenus par le chercheur Sebastian Roché (criminologue) — sur France Inter dans l’émissions Le téléphone sonne du dimanche 18/10
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Sébastien Rocher : Le plus important à observer c’est que la police n’est pas la réponse aux désordres. Il y a dans les démocraties européennes une notion qui est celle de l’ordre politique. L’ordre politique, c’est un ordre consenti. Et tous les mécanismes démocratiques que nous connaissons, de l’élection aux différentes formes de relation entre le pouvoir et la société civile – et de coordination- sont là pour qu’il y ait un ordre politique consenti.
L’ordre policier, ça consiste à utiliser plus de contrôles, plus de matraques, plus de tirs L.B.D. Cet ordre policier ne génère pas de consentement politique. Et ce qu’il se passe aujourd’hui, c’est d’abord une crise du consentement politique.
Il y a deux ordres : l’ordre politique et l’ordre policier.
L’ordre policier intervient pour accompagner les protestations, les crises, les conflits. Toutes les sociétés occidentales sont traversées par des conflits et par des crises. L’ordre policier est là pour accompagner le mécanisme qui mène à des compromis politiques. Or ce qu’il se passe en ce moment en France, c’est que le gouvernement a mis en place une réponse qui est uniquement d’ordre policier à des protestations, à des récriminations, à des doléances. Et c’est un échec. On le voit maintenant avec l’ampleur du nombre de blessés chez les manifestants, chez les policiers, les incendies de bâtiments publics, etc.
Ce n’est pas la police qui va rétablir l’ordre politique. C’est au gouvernement de le faire !
Posté par Frederic Delepine