

Thyrofix, une cinquième spécialité à base de lévothyroxine disponible dès décembre
| 17.11.2017
Sa mise à disposition dans les officines sera effective la première semaine de décembre. Par ailleurs, l’ANSM étudie l’arrivée de nouvelles spécialités, notamment sous une forme galénique différente.
Alors qu’il y a quelques jours, le tribunal de grande instance de Toulouse a condamné le laboratoire Merck à fournir « sans délai » l’ancienne formule du Lévothyrox à des patients de Haute-Garonne qui l’avaient réclamé, la DGS annonce aussi l’importation d’un nouveau stock de 200 000 boîtes d’Euthyrox. Celles-ci devraient être disponibles dans les officines à compter de mi-décembre. « Cela permettra ainsi de laisser le temps aux patients de se reporter vers les alternatives disponibles ».
Cérémonie du 11 novembre à Lamastre.
Ce samedi Lamastre a commémoré comme le veut la tradition républicaine le 11 novembre.
Cette date rend hommage à tous les disparus de toutes les guerres qui ont marqué la mémoire de tous les citoyens.
Cette année les lamastrois ont innové, du moins une partie d’entre eux et la cérémonie s’est déroulée en 2 temps.

D’abord l’officielle et traditionnelle, la « ON » avec comme d’habitude :
Le rassemblement des anciens combattants devant la mairie derrière les drapeaux des associations locales, les Pompiers en uniforme, les élus municipaux et les citoyens. Le nombre des anciens combattants diminue, ce qui peut constituer une satisfaction car elle correspond à l’absence de conflit majeur impliquant des appelés.

Puis le défilé jusqu’au monument aux Morts où l’inoxydable Fanfare, dont le nombre d’exécutants diminue aussi, nous attendait.
Mise en place habituelle avec la lecture des messages gouvernementaux et le discours de M le Maire.

On peut voir dans ces discours une forme d’aphorisme à la Desproges puisque pour apprécier la paix il faut quelle suive une « bonne guerre ».
Hymne national, minute de silence et moment de recueillement partagé étayent cette cérémonie du souvenir. Nous ne sommes plus en guerre ouverte, ni en guerre froide mais les conflits persistent et le 13 novembre au Bataclan est là pour nous rappeler que la Raison n’a pas encore gagné.

Après cette cérémonie traditionnelle un groupe de Lamastrois a apporté sa contribution émotionnelle en mettant en lumière et en honorant les mutins et les fusillés du conflit. Cette part d’ombre de notre histoire est régulièrement évoquée par les historiens. Il s’agit de parler de la parodie de justice, aux mains des militaires, qui a conduit à l’exécution soit ciblée, soit par décimation de plus d’un millier de soldats qui avaient milité contre l’aveuglement de l’état major dans sa chère conception de la « Chair à canon ».

Une chanson, le « chanson de Craonne » a été écrite pendant le conflit pour dénoncer les horreurs de cette énorme boucherie.


Elle a été chantée au monument aux morts par le groupe, de nombreux œillets rouges ont été ensuite déposés au pied du monument. Moment d’émotion pour les citoyens restés pour cette deuxième partie de la cérémonie.
Pour refaire l’histoire de cette tragédie dans la tragédie il faut chercher des indices ténus. Le premier politique à avoir évoqué cette mémoire dans l’exercice de ces fonctions officielles est Lionel Jospin en tant que premier ministre en 1998. Du point de vue littéraire le premier à en avoir parlé une décennie après le conflit est Jean Norton Cru qui a écrit en 1929 « Témoignage » et « Témoins » qui remettaient en question le concert de louange qui embaumait le conflit 14-18. Ses écrits occultés par l’état d’esprit du moment n’ont été remis à l’honneur que dans les années 70. Pour information Jean Cru est né à La Batie d’Andaure…. Du point de vue cinéphilie il faut se remémorer le film de 1957 de Stanley Kubrick « les sentiers de la Gloire » qui dénonçait l’aveuglement des gradés et l’inique justice militaire de l’époque, ce film avait été interdit en France à sa sortie.
Au 21 siècle les militaires ont évolué dans leur conception de l’humain car actuellement tout est fait pour protéger les soldats et limiter les pertes des armées constituées. Cette évolution est surement induite par ces prises de position courageuses.
Cette cérémonie « OFF » s’est déroulée comme la chanson de Craonne dans un état d’esprit pacifiste et léger comme le songe d’un vivre ensemble.

Une seule ombre à ce moment de paix partagé, une main anonyme a fait disparaitre le jour même le panneau commémoratif et les œillets déposés au pied du monument. Cette main anonyme mais pas innocente devait être bien ignorante de l’histoire et dépourvu d’esprit éclairé pour profaner cet hommage et en quelque sorte re fusiller les fusillés.
Il aurait pu laisser les œillets, ils étaient rouges garance.
J’espère qu’il lira ces quelques lignes.
Raymond Bouit.
Conférence sur la production de l’énergie électrique
Le sujet était prometteur et d’une actualité brûlante. Disons le tout de suite, l’exposé de M. Barolle a été à charge contre les énergies renouvelables pour pouvoir en conclusion présenter l’électricité nucléaire comme « incontournable dans notre stratégie énergétique ». Le « diaporama fort documenté » (selon l’article de M. Jammet) était en grande partie composé de statistiques dépassées datant des années 1990 et même 1980, avec pour effet de rendre ridicule (entre autre) le quote-part des énergies renouvelables dans la production de l’électricité.
A l’honneur de M. Barolle il faut dire qu’il a assumé sans complexe son parti pris, sans essayer de jouer une quelconque objectivité. Cependant, son exposé était plutôt idéologique et peu factuel. Et si l’on s’en tient aux informations approximatives ou inexactes qu’il a donné, on peut alors tomber dans le résumé fallacieux de l’article de M. Jammet sur ce site : « Reste l’énergie nucléaire qui constitue le moyen le plus économique pour produire de l’électricité à grande échelle. » Ceci est faux, et cela sans même parler des rafistolages coûteux pour prolonger le fonctionnement des centrales ayant dépassé leur durée de vie initiale (menace continuelle, et pas seulement pour la France), sans même parler non plus ni du coût pharaonique du stockage des déchets radioactifs pour des millénaires ni du démantèlement des centrales nucléaires, héritage empoisonné pour les futures générations. Répétons le, ceci est faux : dès aujourd’hui l’électricité nucléaire est devenue bien plus chère que le solaire photovoltaïque ou l’électricité des éoliens. Voici des sources peu suspectes d’être les porte-voix des intégristes écolos :
« CAPITAL » du 25 aout 2016 :« La stratégie nucléaire française basée sur l’EPR n’a pas d’avenir … C’est le chamboulement de la logique de l’intégration verticale avec les grandes unités de production, le transport du courant sur des centaines de kilomètres et la distribution au consommateur final. La logique de l’avenir est basée sur l’intégration horizontale, comme l’Internet, avec des millions de producteurs décentralisés … Un quart des pays nucléaires tire désormais plus d’électricité des renouvelables que du nucléaire. Et ça va vite. Les projets solaires se réalisent en quelques mois, l’éolien ou la biomasse le plus souvent en moins d’un an. … «
« FIGARO » du 10 mars 2017 : « Le nouveau solaire deux fois moins cher que l’EPR … autour de 62,50 euros le mégawattheure (MWh), soit deux fois moins que l’EPR de Flamanville (Manche). La production du réacteur nucléaire de nouvelle génération actuellement en chantier devrait sortir aux environs de 120 euros le MWh ».
L’électricité nucléaire « le moyen le plus économique pour produire de l’électricité à grande échelle »? Êtes vous sérieux M. Jammet ?
Avec une perte cumulée de 10 milliards d’euros en cinq ans AREVA est en quasi faillite, « sauvée » grâce à une opération financière d’EdF. L’année dernière le directeur financier Thomas Piquemal a claqué la porte « par désespoir » sur la stratégie nucléaire de l’électricien. EdF a perdu la moitié de sa valeur en un an et a été viré du CAC40. L’État français (donc le contribuable) a été obligé d’injecter l’année dernier 3 milliard € et ce n’est pas fini.
Pas un mot sur les incidents à répétition dans les centrales nucléaires.
Pas un mot sur l’étude scientifique de l’ADEME (Agence d’Environnement et de Maitrise d’Energie) selon laquelle les énergies renouvelables peuvent couvrir à 100% de nos besoins d’ici … 2050.
« Techniques de l’ingénieur » du 26 aout 2016 : « Le Portugal a la même densité de population que la France. En 2005 seulement 16% de l’électricité de ce pays du littoral atlantique était renouvelable, un niveau aussi modeste que celui observé aujourd’hui en France. Le seuil des 50% a été franchit dès 2010. Soit seulement 5 ans après. La transition énergétique, quand on a vraiment la volonté de la réaliser, peut ainsi être très rapide. En 2014, le Portugal a atteint 63% d’EnR. »
Nous avons les solutions technologiques pour sortir de l’orientation de plus en plus irrationnelle sur le nucléaire.
Nous avons le choix entre un accident nucléaire de plus en plus probable qui mettra la France par terre pour des générations – ou faire l’effort nécessaire et bénéfique pour développer des technologies durablement compatibles avec le genre humain et son environnement.
Evidement la place ici ne suffit pas pour traiter le sujet avec toute la diligence qu’il mérite. Malheureusement cette conférence a été une occasion ratée de le faire.
Peter Misch.

L’Université Populaire du Vivarais a organisé mercredi dernier une conférence sur la production de l’énergie électrique animée par Jean-Pierre Barolle, retraité de l’EDF. Grâce à un diaporama fort documenté, les spectateurs ont appris qu’en France les différents moyens de production de l’électricité se différencient entre les énergies renouvelables constituées par les barrages hydrauliques, les éoliennes, les panneaux solaires, la géothermie, la biomasse et les énergies nucléaires.

Pour le conférencier, l’hydroélectricité est nettement majoritaire à travers le monde puisqu’elle représente 93% de la production mondiale: son évolution concerne alors la taille des barrages, qu’ils soient gigantesques comme celui des Trois Gorges en Chine ou que ce soit une petite centrale hydroélectrique qui respecte davantage l’environnement. L’éolien n’est pas assez représentatif, le solaire est une ressource intéressante dans les régions où les coûts de production électriques sont élevés comme dans les départements ou territoitres d’outre-mer ou les régions montagneuses. La géothermie depend de la perméabilité rocheuse et de la température du gisement. Reste l’énergie nucléaire qui constitue
le moyen le plus économique pour produire de l’électricité à grande échelle. En France, pour ses partisans, le nucléaire a libéré le pays de la dépendance pétrolière en passant d’une production de 8% en 1974 à 75% en 2017 avec ses 58 réacteurs. Pour ses détracteurs, le nucléaire est une énergie nuisible, dangereuse, il faut lui préférer les énergies renouvelables. Quoi qu’il en soit, le démantèlement des centrales nucléaires n’est pas pour demain, la volonté politique va sur une réduction à 50% de la production électrique d’origine nucléaire en laissant la place aux autres formes d’énergie respectant l’environnement.
Alain Jammet














