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De l’amour, derrière et devant un rideau

rideau

Woody Allen, entre autres, s’était déjà intéressé à la question en y répondant cinématographiquement selon ses critères dans « tout ce que vous avez voulu savoir sur le sexe sans oser le demander » Angélique Clairand apporte elle sa pierre à l’édifice, en abordant la découverte de la libido sous l’angle du coureur de fond, l’homme où la femme, celui ou celle qui a besoin d’un entraineur, d’un « coach »  pour résoudre les problèmes de la coexistence de genres, depuis la séparation de la boule unique et primitive (avec quatre bras quatre jambes et deux sexes) en ces deux entités antagonistes par définition, mais irrésistiblement attirées l’une par l’autre,  que sont désormais l’homme et la femme.

Comme on l’aura compris (ou à peu prés) car un tel spectacle mené tambour battant par une fille formidable ne se résume pas en quelques lignes, le propos de « la bête à deux dos » spectacle de la compagnie Lumas (présenté dans le cadre des petites envolées du théâtre de Privas) est donc une approche, humoristique, poétique, voire littéraire, (Louise Labé et Platon y font une apparition) pour parler des rapports de séduction, vaste programme, qui agite l’humanité depuis la création du monde, surtout si l’on considère, et le texte ne manque pas de le rappeler, que dans la nature : « c’est la femelle qui choisit ».

angelique clairand

Si l’on ajoute, que la mise en scène du spectacle comme son animatrice ne laisse pas le spectateur dans une stupide passivité, et qu’après avoir séparé les hommes des femmes de part et d’autre de la ligne symbolique matérialisée par un rideau, une partie de l’action met alternativement les messieurs comme les dames en situation d’acteurs, (l’adjoint en charge de la culture n’a pas hésité à donner de sa personne) l’on comprendra que la soirée a été, et restera sans doute comme l’un des temps forts de la saison théâtrale 2009/2010 organisée par l’Office Municipal Culturel. Devant et derrière le rideau, qu’il soit ouvert ou fermé, sous l’œil attentif de la « coacheuse » Angélique, plus que de séduction, le temps d’une performance (une vraie)  l’on a parlé d’amour dans la bonne humeur, que demander de plus pour la clôture de la saison théâtrale.

Bête à deux dos 6

Mike     Mars 2010

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