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Le journal Libération a publié ce témoignage « de l’intérieur » d’un soignant qui avec des mots justes et posés  parle de son vécu :
Tribune

Coronavirus : l’heure des comptes, le temps du dégoût

Par Nicolas Munoz Bongrand, Chirurgien
Photo Lucas Barioulet. AFP

Après avoir été lui-même contaminé, un chirurgien exprime sa gratitude pour les équipes soignantes et sa lassitude face à un système fourvoyé laissant surnager communicants et dirigeants incompétents face à la crise.

Tribune. Alors que sur les berges du canal voisin, les derniers joggeurs finissent leur exercice matinal, j’émerge doucement, sonné, abasourdi, encore un peu hésitant, d’un mois et demi de Covid en Ile-de-France. D’abord «petite grippe» comme on l’imaginait, l’infection est devenue une menace claire lorsque ma compagne, en stage dans les plus grosses urgences de Paris, me racontait le soir, agitée, voir la vague arriver, grondante, sombre, sale. Puis j’ai été en contact, dans les hôpitaux privés d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne), où j’exerce maintenant, avec des patients Covid, un peu plus chaque jour. Comment allions nous soigner autant de malades avec aussi peu de matériel et de connaissances ?

En tant que chirurgien, j’ai d’abord annulé les interventions non urgentes, pour ne plus opérer que des malades ne pouvant attendre, des cancers surtout. Puis, la clinique étant submergée par l’épidémie, j’ai accepté de coordonner les unités Covid, d’abord 11 lits, puis 25 une semaine plus tard, trouver des médecins, s’assurer que la pharmacienne avait tout le matériel, que la cadre avait les soignants en nombre, que l’administration nous soutenait : et, incroyable, tout cela fonctionnait, tout le monde allait au travail, noué de peur, d’incertitude, mais nous nous sommes adaptés avec vivacité et engagement. Je n’opérais plus que les urgences, en prenant mille précautions quand nous savions le patient par ailleurs infecté au Covid, ou apprenant avec angoisse que le patient opéré la veille était lui aussi Covid.

Etre contaminé à mon tour était tellement probable que je l’ai presque vécu comme un soulagement. Au début en tout cas. Parce que les choses se sont dégradées et, la science ne mentant pas, au 7jour des symptômes, j’ai dû être hospitalisé. Je sors de quelques jours dans un CHU parisien que je connais bien, où j’ai été soigné avec dévouement, attention et humanité, sans avoir eu besoin de réanimation. Dans un CHU moribond, épuisé, mais qui a fait face avec force à cette épidémie incroyable qui aura peut-être raison de lui. Merci infiniment.

De la solidarité avec les soignants

Je ressens une grande joie à l’idée de revoir et toucher prochainement les miens, nous reviendrons aux terrasses, dans les écoles, les squares et les librairies mais, outre une immense fatigue, ces semaines passées me laissent une amertume, un chagrin, voire un dégoût dont je ne sais comment je me débarrasserai. Je les ai ressentis dès les premiers applaudissements aux balcons à 20 heures. Qu’ils sont confortables et faciles, ces encouragements, depuis le 4étage !

Mais que valent-ils pour une infirmière qui s’épuise au travail depuis des semaines ? Pour un interne qui commence sa carrière de médecin avec une telle catastrophe, et qui devra vivre avec en tête les patients asphyxiés, le reste de sa vie ? Et surtout, les Français continueront-ils à applaudir quand on leur demandera de payer quelques centaines d’euros de plus pour perpétuer le système hospitalier public ? Ou quand ils devront patienter quelques heures aux urgences pour une entorse de cheville ? Oui, chers concitoyens, vous applaudissez, mais vous ne vous en tirerez pas à si bon compte. Il va vous falloir être prodigues à l’égard de celles et ceux dont vous avez exigé des efforts déments, surhumains, au péril de leur vie et de celle de leurs proches, et dont vous aimeriez bien qu’ils soient encore là, dans quelques mois, pour vacciner vos enfants, guérir vos cancers, ou nettoyer vos parents. Je ne me fais guère d’illusion, et me doute que bien vite, la tant vantée solidarité-avec-les-soignants sera oubliée, comme les autres promesses d’un monde nouveau, plus juste, plus égalitaire…

Dégoût aussi de ces médecins, mes collègues, dont les noms, les voix ou les visages nous sont devenus familiers, abreuvant de leurs commentaires les radios, les chaînes d’info continue. Par pitié, dites ce que vous avez à dire, brièvement, proprement, vous savez énormément, mais votre place n’est pas sur un plateau à alimenter un système médiatique vicié qui vous piège dans sa nasse. S’il vous plaît, retournez dans vos services avec vos patients, ou devant votre ordi pour faire des études, ou rentrez vous reposer.

Dégoût ensuite devant ce personnage médiatique révélé urbi et orbi il y a deux mois, assénant ses vérités avec un cynisme écœurant, un collègue lui aussi, dont le CV et les références scientifiques forcent pourtant le respect. Il sait avant tout le monde quelle est la solution : très bien, bravo. Il connaît mieux que personne les règles d’un jeu (la médecine basée sur les preuves, dont les études contrôlées sont la clé de voûte) qu’il pratique, enseigne, et entretient depuis des décennies, mais décide que, non, en fait, maintenant ces règles sont obsolètes.

Sauver le monde ? C’est raté

Avec la force de ce magnifique IHU, professeur Raoult, des centaines de patients défilant sous vos fenêtres, des tests et des comprimés disponibles, vous aviez les moyens, plus vite que n’importe qui, avec plus d’impact que n’importe qui, de répondre à la question : hydroxychloroquine et azithromycine sont-ils mieux que rien ? Vous avez préféré jouer le rebelle, le libre-penseur face aux «petits marquis parisiens», alors que vous êtes, comme vos collègues, comme moi, un pur produit de ce système-là, dans votre tour d’ivoire financée par l’argent public et les labos pharmaceutiques. Vous vouliez sauver le monde ? Raté. Dans le meilleur des cas, d’autres démontreront que vous aviez raison, et vous n’aurez plus qu’à errer, titubant dans un monde ravagé, en répétant «je l’avais bien dit, je l’avais bien dit»… Vous vous consolerez en pensant aux soutiens de Laeticia Halliday et de Christian Estrosi.

Dégoût enfin de nos gouvernants, qui depuis des décennies laissent mourir notre système de soins, de petites lâchetés en grandes traîtrises. J’ai grandi dans nos CHU, à Limoges puis, à partir de l’Internat, à Paris. J’y ai appris tout ce que je sais, souvent avec plaisir et joie, souvent dans la douleur, au bout de la fatigue. J’y ai côtoyé des génies, des gens bien, et des salauds. J’y ai vu des hommes, et plus souvent des femmes, infirmières ou aides-soignantes, travailler avec dévouement, technicité, compétence, auprès de patients difficiles, jusqu’à l’épuisement, pour un salaire et une considération de prolétaires. Mes filles sont nées dans ces hôpitaux, mes parents ont été soignés dans ces hôpitaux. Et j’ai vu le système s’effriter sous mes yeux, luttant moi aussi contre ce chaos grandissant, essayant de compenser par mon travail les carences de nos services, étouffés sous les contraintes et incohérences budgétaires et administratives. Et j’ai fini par lâcher l’affaire, partir, la tâche était trop lourde. Maintenant, dans ce contexte, dans cette urgence, dans cette apocalypse, on demande à ceux qu’on a épuisés, saignés, étouffés, d’aller travailler encore plus, de risquer leur vie, nos héros disent-ils, quel cynisme, quelle saloperie.

De Sarkozy et Macron, il ne fallait évidemment pas attendre un soutien de ce service public hospitalier forcément déficitaire. Mais les socialistes ! L’an passé, Hollande paradait, enchaînait les bons mots et les petites phrases en assurant la promotion de son livre, fanfaronnait, bouffi d’autosuffisance. Depuis quelques mois, enfin, on ne l’entend plus. J’espère que la honte de son échec, de ses renoncements, de sa lâcheté est la cause de son silence. Et qu’ils se regardent, les yeux dans les yeux avec Touraine, en pleurant les citoyens, les infirmières et les urgentistes morts.

Nicolas Munoz Bongrand Chirurgien

On attend le « monde d’après ».
RB

Le confinement ne permet pas aux cinéphiles de se retrouver convivialement  à la salle de ciné locale.

L’assoc Écran Village vous propose  une plateforme de streaming à  un  prix accessible et sympa puis qu’une partie est reversé à  l’assoc.

ecran village à domicile lamastre vernoux chalencon et ailleurs
Rendez  vous sur le site d’Écran Village.

 

Marché alimentaire local,  le retour !

Ouf !  de soulagement pour les professionnels de l’alimentaire en circuits courts  locaux avec la réouverture des marchés.

Ce samedi 18 c’était au tour de Lamastre et son Marché du Terroir de reprendre sur un mode inédit.

Le Covid et la Mairie ont fait déplacer les stands sur la place Pradon avec  un  protocole organisationnel  strict : barrières en ceinture, sens unique, distanciation obligée.

MARCHE TERROIR LAMASTRE

Les stands étaient  une vingtaine,  les clients ont retrouvé leurs produits  favoris, guidés par des conseillers municipaux pour expliciter le protocole avec la présence du garde municipal.

MARCHE TERROIR lamastre ouvert

Des visières de protection conçues par technologie imprimante 3 D, complément au masque, ont été distribuées le matin par le biais de l’association productrice.

visiere protection covid 1

La sécurisation était donc effective et  limite contraignante mais ce putain de Covid rode et  il va falloir s’habituer à s’en méfier pendant de longs mois, jusqu’à l’arrivée d’un vaccin validé.

A la fin du marché les professionnels étaient contents de leur matinée, et les clients aussi.

Espérons que mardi  à venir sera fonctionnel et que la montée en charge de cette reprise permettra des « échanges » fructueux sur nos deux marchés du mardi et du samedi.

R B

J’avais relayé le communiqué de presse du syndicat d’enseignants SNU FSU de l’Ardèche relatif à  la classe ULIS de Lamastre.

J’en avais pris connaissance en  mode texte et avais recherché l’original que j’avais trouvé en mode PDF afin d’en vérifier les termes exacts puisque le syndicat attaquait de front  le Maire de Lamastre dans son communiqué en l’accusant d’ostracisme, n’ayant pas toutes les données de l’affaire et vu l’emballement sur les réseaux sociaux je n’avais pas fait de commentaire…

La réponse n’a pas tardé et on trouve maintenant sur les mêmes réseaux sociaux, comme quoi  internet sert à tout et à son contraire, la réplique du Maire de Lamastre issue du site de la Mairie que je vous livre, toujours sans commentaire…

https://www.lamastre.fr/?Fermeture-classe-ULIS

 

RB

 

Après quelques journées d’incertitudes, des inquiétudes affirmées haut et fort de la part des acteurs des circuits, quelques atermoiements de la part des décideurs voici enfin la réouverture des marchés alimentaires à Lamastre.

Un soulagement pour tout le monde avec l’indispensable respect de la sécurité sanitaire.

Voici l’arrêté préfectoral officialisant l’ouverture des marchés.

AP DEROGATION LAMASTRE-page-001

AP DEROGATION LAMASTRE-page-002

et le communiqué de presse de la Mairie de Lamastre

CP Réouverture des marchés de Lamastre-page-001

 

A signaler que dans  les représentants des producteurs il faut  noter Nicolas et non pas Nicole.

R B.

 

A signaler surtout  que des visières de protection pour les marchands peuvent être obtenues gracieusement en s’adressant à C B.

Voici le texte de Véronique Aubergé.

Ces types de visière en France sont pour la plupart fabriqués par des réseaux de makers, en général en fabriquant le support avec une imprimante 3D et un plastique transparent (type feuille de couverture de document) dont beaucoup avant la crise étaient déjà reliés par le réseau des fablabs. Ces fablabs partageaient bénévolement beaucoup de connaissances en opensource, c’est sûrement ce réseau préalable qui a permis d’aller vite, mais il y a beaucoup de « petits makers » indépendants dans ce réseau qui permet au final une production importante et une qualité « auto-régulée » par les savoir-faire partagés et les retours des utilisateurs.

 

Ces visières sont pur bénévolat, gratuites, la revente lucrative est strictement interdite.

 

Elles protègent les yeux le nez la bouche des projections directes et complètent efficacement les masques classiques : artisanaux, chirurgicaux, FFP2 et FFP3.

 

Un réseau de fabricants de visières s’est construit en Drôme Ardèche près de nous :

au départ initiative de Converge 26 à Montélimar qui été relayé à Valence par les fabricants des visières distribuées sur le plateau  en particulier le maker Olivier Bouquet, notre super bénévole contact de fabrication et livraison (Bouqueto@neuf.fr  0667103909), et par d’autres.

Grâce à un article du Dauphiné, beaucoup de nouveaux makers ont rejoint cette production, pas loin de 5000 visières fabriquées autour de Valence par plus de 56 makers, une vraie « usine » de fabs individuelles connectées.

 

https://www.visieres-solidaire-26.fr/

 

Ce réseau essaie de s’organiser pour ne pas laisser de « zones blanches ».

Comment sont choisis les destinataires des visières :  par « éthique collective » la  priorité est d’équiper les soignants, en libéral et dans les institutions (EHPAD hôpitaux etc), puis les personnes très exposées (pharmaciens, petits commerçants etc), puis plus tard les personnes identifiées à risque par les médecins qui auront en charge ce choix, idéalement à terme (si plein de personnes deviennent « makers ») tout le monde pour un « déconfinement » serein …

 

Chaque distribution est répertoriée globalement, à la fois pour éviter les doublons et repérer les « zones blanches », (aussi accessoirement pour vérifier qu’il n’y a pas d’abus, mais la confiance entre tous les bénévoles est la règle).

Christian Esbelin esbelinchristian@hotmail.com fait ce travail pour tout le collectif : je lui fais parvenir toutes les distributions que – pour l’instant !!–  je coordonne sur le plateau.

 

La plupart des visières arrivées jusqu’à nous ont été fabriquées par Olivier Bouquet et par le  lycée Algoud Laffemas, dans le réseau Visières Solidaires Drome/Ardèche
Comment les 60 premières visières (puis les autres et c’est seulement le début) sont arrivées sur la plateau : par une chaîne réactive solidaire de bénévoles :

– un médecin le docteur Deteix m’avertit jeudi matin d’un manque de protection des soignants, des masques mais peu de ffp2, et de toutes façons les yeux pas protégés etc

– jeudi 2 avril à midi je téléphone à Germain Lemasson au fablab de mon laboratoire universitaire à Grenoble, à 15 h il me donne les coordonnées de Olivier Bouquet qui part livrer des infirmières à St Péray, du coup il apporte 60 visières qu’il avait (les stocks ne durent que qqs heures) sur un parking où à 16h40 Violette, une bénévole des Paniers du Pangolin, les récupère à pour les rapporter à Boffres chez moi. Vendredi et samedi je les livre aux tous premiers soignants sur premières indications de l’infirmier de Boffres et du médecin Deteix :  médecins Maison de santé,  infirmiers Boffres Alboussière, Vernoux, aides soignants et assistants à domicile

 

mardi 7  avril : Olivier a rassemblé 100 nouvelles visières, elles sont réservées avant d’être arrivées, Didier Praneuf distribue un lot (en tant que bénévole, par ailleurs il est pharmacien et pompier),  je rencontre Hélène Esquerol infirmière à Vernoux qui prend en charge de distribuer un autre lot, et qui devient la 1e maker Visière Solidaire avec son imprimante 3D a la maison J guidée et fournit en matière première par super Olivier

 

9 avril : encore 150 visières, le bouche à oreille va très vite, toujours pas assez

 

10 avril : 200 visières car on va maintenant sur Lamastre, là c’est Christine Bouit qui coordonne (en tant que bénévole, par ailleurs pharmacienne à Lamastre), identifie et distribue les visières autour de Lamastre, nouveau « nœud »  au réseau, et me donnera le décompte que je transmets à Christian !

 

Sont équipés aujourd’hui :

– les ehpad Alboussiere et Vernoux, tous les cab infirmiers médecins aide soignants assistants domicile etc coordonnés à Vernoux, Boffres, Alboussière, les commerçants Alboussière Boffres Vernoux, les gendarmes de tout le secteur (Tournon, Vernoux Lamastre etc) le pharmacien Alboussière, etc  avec certaines institutions la ramification se fait naturellement pour leur institution (par ex l’ASA Vernoux st Félicien st Agreve Le Chambon Laurac en vivarais Meyas Vogue AAD Sud Ardèche, et sur Lamastre 140 visières sont en cours de distribution (coordinatrice Christine)

 

 

Appels :

 

– aux repérages des besoins dans la région proche de personnes soignantes ou exposées pas encore équipées de visière, se manifester auprès de Véronique qui relaie sur le réseau (en attendant que le réseau de makers locaux soient développés et on pourra alors utiliser le fonctionnement de Visieres Solidaire : on inscrit son besoin sur le site, les makers identifient qui est proche si sa production peut fournir, pour l’instant comme c’est « loin » Valence il faut centraliser pour faire les recuperations de gros lots et les redistribuer)

 

– à de nouveaux bénévoles locaux pour fabriquer : soit en imprimante 3D (= comme le masque tenu à la main sur la photo où je suis, fabriquée par Olivier Bouquet, solide et plus étanche pour les soignants), soit par assemblage de bandes plastiques  (= comme le masque porté sur la photo, fabriquée par le Lycée Algoud Laffemas, moins solide et moins étanche mais bien adaptée aux interactions face a face, pour les soignants qui ne font pas de soin au corps, pour les commerçants pahramaciens, gendarmes etc)

Pour se manifester comme bénévole maker : contacter Véronique qui donnera la procédure et les contacts pour rejoindre Visieres Solidaire

ÉGALEMENT : à faire communiquer ensemble les réseaux locaux existants en Ardèche et les makers déjà actifs, idem pour éviter doublons et repérer zones blanches, et produire au maximum sur place

 

– à des dons de matériaux pour les makers : bobine de filament pour imprimante 3D, feuille de PVC, alcool à 90°, plastique transparent

 

Les donateurs qui ont permis de fabriquer les visières distribuées autour de Valence et chez nous : Boldrini Lorenzo, Laurent Seurette de Pladis, la papeterie Despesse.

 

Pour l’instant la production bénévole de visière est insuffisante pour équiper tout le monde, mais l’Académie Nationale de Médecine et l’OMS incitent chacun à fabriquer et porter un « masque alternatif », des exemples multiples et un peu évalués sur https://stop-postillons.fr/

Véronique Aubergé

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