Concerts pour l’année de la Réformation.

Le mouvement de la Réforme protestante, qui a tant marqué notre histoire, et qui modèle encore le paysage culturel de nos régions, a une date symbolique : le 31 octobre 1517, jour où Luther placarda sur la porte de son église de Wittenberg 95 thèses contre la pratique des « indulgences » dans l’Église catholique, qui revenait à faire penser aux croyants qu’un don pour la construction de la basilique Saint-Pierre de Rome pouvait les protéger du Purgatoire. Luther n’ayant pas accepté de revoir ces thèses, il sera excommunié et c’est ainsi que commencera la Réforme, mouvement à la fois religieux, puis politique, qui bouleversera l’Occident de la Renaissance.
L’année de la Réformation commence donc avec l’année liturgique pour s’achever le 31 octobre 2017 où sera fêté le 500e anniversaire de cet acte fondateur.
Une des grandes idées de Luther, puis de Calvin, aura été de traduire les textes des offices religieux dans la langue populaire, et de favoriser le chant de l’assemblée. Luther, lui-même bon musicien, sera à la source d’une créativité musicale hors-norme qui culminera dans la personne de Jean-Sébastien Bach et dans une multitude de musiciens qui s’empareront de la nouvelle forme du choral pour élaborer des oeuvres qui marqueront leur temps et l’histoire de la musique.
Le chœur de Lamastre ArsNova a consacré une année à préparer un concert pour fêter l’ouverture de l’année de la Réformation. Au cœur de ces concerts, 4 chorals emblématiques attribués à Luther, et présenté sous différentes formes. Les compositeurs iront de Heinrich Schütz jusqu’à Jean-Sébastien Bach, en passant par Telemann, Schein, Scheidt et d’autres compositeurs.
Pour les deux premiers concerts – samedi 22 octobre, 20h30, Temple de Lamastre et dimanche 23 octobre, 17h, Temple de Chalencon – le choeur ArsNova s’adjoindra Blandine Charles, soprano, Hélène MacClellan, Alto et Eric Deguilhaume, ténor, pour des trios de Hermann Schein et pour une cantate de Jean-Sébastien Bach.
Les deux concerts suivants auront un programme légèrement différent, puisqu’en complément des pièces chantées par ArsNova se produiront l’Académie de Musique Ancienne de la Tour de Peilz (Suisse), ensemble vocal dirigé également par Laurent Jouvet, et l’organiste suisse Sylvie Pagano. Ces concerts auront lieu le samedi 29 octobre à 20h au Temple de Saint-Pierreville et le dimanche 30 octobre à 17h au Temple Saint-Ruf de Valence.
La direction musicale sera assurée par Laurent Jouvet. L’entrée des concerts est libre, avec libre participation aux frais.

Ars Nova au temple de Lamastre.
Laurent Jouvet
Migrants
Ça bouge sur le « canton »
Nous avions déjà relaté dès le printemps les actions locales en faveur de migrants.

La première avec l’antenne locale de l’assoc SALAM qui a collecté à deux reprises et transporté vers Calais et sa Jungle les effets fruits des dons locaux. Cette assoc avait aussi projeté dans la salle de réunion de l’Estaminet un film édifiant et poignant sur la jungle de Calais. Quand je dis poignant je pense que c’était même « plombant ».
La deuxième avec la constitution d’une association locale « Association accueil migrants de la vallée du Doux » qui a vu le jour fin juin 2016 et qui a accueilli deux réfugiés arméniens venus de Russie par le canal de l’association d’aide aux réfugiés de Tournon. Cette association locale fruit au départ d’une réflexion d’émanence chrétienne a clairement exprimé sa laïcité dans ses statuts définitifs.
Le gouvernement a explicitement déclaré vouloir démanteler le bidon ville de Calais et a demandé aux préfets de recenser les possibilités d’accueil potentielles sur tout le territoire. Le but louable du démantèlement de la jungle va aboutir à la dispersion d’individus qui n’avaient pas pour projet initial de s’installer en France. La région de Lamastre devrait donc accueillir dans les locaux du CCAS EDF de Matra à Grozon St Bart des migrants déplacés de Calais. Ce centre d’hébergement propriété du comité d’entreprise d’EDF (ancienne dénomination) a été choisi par le préfet car il est inoccupé 10 mois par an et son potentiel d’accueil en est donc intéressant dans l’immédiat. Sa localisation à proximité de la vallée du Rhône a des avantages mais son isolement relatif obligera les pouvoirs publics à mettre en place une logistique adaptée.

Ce projet d’accueil « gouvernemental » va se mettre en place dans les semaines à venir. Les services de l’état vont être sollicités et bien sûr les deux assoc lamastroises vont « rentrer dans le dur ». Et surtout enfin pouvoir s’impliquer localement pour des réfugiés dont le sort a ému l’Europe entière.
L’association d’accueil migrants commence sa mobilisation, toutes les bonnes volontés sont invitées à se faire connaitre pour permettre cet accueil et je vous donne donc les coordonnées de personnes susceptibles de vous informer et de collecter vos propositions de participation.
Pour l’antenne SALAM Lamastre :
Swaane Lauwaert : swaanelauwert@mac.com
Frank Doens : f.doens@hotmail.fr
Pour l’Association Accueil des Migrants dans la Vallée du Doux :
Bernard et Marie-Lise GERMAIN berngermain@wanadoo.fr
Ignace D’HUYVETTER : ignace.dhuyvetter@orange.fr
Jacques CROUZET : crouzetjacques@gmail.com
Du point de vue médical j’ai informé les collègues mais les pouvoirs publics n’ont pas contacté les praticiens locaux.
Nous espérons tous que la population sera à la hauteur du challenge humanitaire et spirituel que constitue l’efficience de cet accueil sur notre territoire.
R Bouit.
articles précédents:
« Quand le Canton de Lamastre et terre d’accueil se confirment ».
Richard Tisserant


Après le trial de la Burle, Colombier le Vieux étoffe son offre avec son premier Trail « de la Daronne »

3 distances et un rando.
@@@@@@@@ suivre.
Postée par Lydie D « comme prendre une bonne bouffée d’air sur nos jolis chemins. »
Pharmacie de Lamastre.
Le regroupement c’est maintenant.
Tout se regroupe : les communes en communautés, les clubs de foot locaux, les paroisses cathos qui étendent leurs territoires, les églises protestantes qui s’unissent entre différentes composantes, les hôpitaux en Groupements hospitaliers, les cliniques privées en regroupements sous l’égide d’investisseurs, et j’en oublie surement. On ne parle plus que de taille critique et d’efficience. Et voilà donc le moment venu de la fusion des deux pharmacies de Lamastre.
Historiquement c’était le nombre d’habitants d’une entité de population (commune ou canton) qui notifiait les possibilités d’officines libérales, par exemple 2 pour le canton de Lamastre, puis la législation a évolué en imposant un nombre non plus de pharmacies mais de diplôme de pharmaciens pour une activité donnée par exemple 4 pharmaciens pour le canton de Lamastre. Et sauf à trouver du pétrole et à l’exploiter sur Lamastre il y a peu de perspectives d’augmentation de population alentours (60 habitants de plus possibles dans les 15 ans à venir d’après les prévisionnistes)
Actuellement ce sont donc les fusions qui ont le vent en poupe; les tutelles les encouragent pour limiter le nombre d’interlocuteurs, les grossistes répartiteurs les encouragent pour optimiser leurs livraisons biquotidiennes et donc voici venu le moment pour les officines lamastroises de se regrouper.
Un petit rappel historique pour les vieux et une information pour les jeunes ; Lamastre avait deux pharmacies depuis des décennies jusqu’en 82 la pharmacie Seguy sur la place Seignobos, et la pharmacie Lacroix rue Désiré Bancel un peu protestante chez Seguy et plutôt catholique chez Lacroix. EN 1982 changement de programme Christine Bouit prend la suite de Lacroix et déplace l’officine place Montgolfier, puis en 1988 Pierre Marie Bouygue rachète Seguy. Les religieux perdent définitivement leurs repères….
Christine Bouit s’associe avec Philippe Reyne en 1995 et lorsque PM Bouygue revend en 2007 ce sont les deux associés Bouit et Reyne qui créent une société pour reprendre l’autre officine. C Bouit reste place Montgolfier et Philippe Reyne prend la responsabilité de la pharmacie de la place Seignobos.
En 2011 Marie George et Bernard Perrier souhaitent prendre leur retraite et se séparer le leur fond de restauration et des murs, ils ne trouvent pas d’acquéreur, les banques rechignant à soutenir un projet global car le fond produisait peu. Il n’y a pas de dossier de soutien institutionnel de monté. Bernard Perrier ne voulait pas rester proprio et installer un locataire. Devant cette impasse Bernard Perrier se raye du registre des métiers et vend ses murs nus. Bouit et Reyne achètent les murs en 2012 et murissent le projet de fusion.
Le 1 octobre 2016 c’est chose faite la SELARL Pharmacie de l’Hôtel de Ville devient Pharmacie du Vivarais et se déplace au 22 place Seignobos dans les locaux de l’ancien restau.
Avantages, nombreux : des locaux spacieux, clairs, rénovés, fonctionnels avec une amélioration nette des conditions de travail des employés. Les titulaires ne se sont pas doté de robots de distribution en privilégiant ainsi les employés. Une accessibilité facile centre ville, une ouverture 6 jours sur 7 pour les usagers, la participation à la permanence de soins du secteur.
Les inconvénients: quelques nostalgiques vont regretter de ne pas pouvoir choisir «leur pharmacie» mais on peut leur rétorquer que Charles et Philippe étaient tous deux passés par l’officine de la place Montgolfier, que Madame Seguy et PM Bouygue sont partis depuis belle heurette, que les molécules sont les mêmes dans les différents lieux de distribution , et qu’ils retrouveront tous les interlocuteurs préférés dans la nouvelle officine !!!
Bon assez de baratin voici quelques photos
D’abord des anciennes
La Pharmacie place Montgolfier

La pharmacie Place Seignobos

Et la nouvelle fruit du regroupement.
D’abord l’équipe qui a l’habitude de travailler ensemble depuis des années


Quelques photos du premier jour.
Avec le clin d’œil de Joseph Barattero lui-même à l’entrée autour d’un café Kaopa, de quelques jus de fruits du terroir et de cookies et macarons de Coline et Antoine servis en terrasse par Camille. Ce n’était pas la saveur du pain d’écrevisse ni l’arôme de la poularde en vessie, mais évolution oblige ce n’est pas la carte Gold mais la Vitale qui est maintenant requise.


Et quelques vues de l’espace d’accueil.


Belle réalisation centre ville propre à y pérenniser l’activité

Pharmacie du Vivarais
« la quintessence de l’alliance de l’ancien et du moderne »

La « boutique » d’origine place Montgolfier.
R B, accompagnateur et un temps aide déménageur.













