Centre de Vaccination Lamastre, fermer le ban !
Le centre de vaccination anti covid a fermé ses portes officiellement ce samedi 6 novembre.

Imaginé début Janvier 21 sous la houlette de Mme Soriano directrice de l’ARS en visite à l’Hôpital qui en avait fait part au Dr Bouquet, multi casquettes sur ce coup en tant que président de la CME, secrétaire de l’Ordre et représentant syndical. Le directeur de l’établissement M Bach avait de suite assuré la logistique d’approvisionnement et le Maire M Vallon avait mis à disposition le centre Culturel, libre du fait du confinement. Tout cet alignement de planètes favorable avait abouti à l’ouverture du centre dès le 18 janvier.
La mobilisation générale s’est localement déroulée à merveille avec l’adhésion immédiate de nombreux professionnels de santé informés du danger et soucieux de la santé de leurs semblables.
Et ce sont plus de 50 volontaires de toutes les catégories qui se sont relayés sans relâche depuis janvier. Agents d’entretien , agents administratif, secrétaires, infirmières, infirmiers, pharmaciens, médecins, dentistes, retraités , actifs, libéraux, salariés ont formé une équipe structurée qui a vécu « une belle aventure humaine » autour de la prise en charge de la seule possibilité de prévention active possible de cette pandémie.
Le centre a réalisé plus de 16300 injections, des premières, des rappels et depuis début septembre des troisièmes, sans accrocs. La population locale en a largement profité, mais pas que, les origines parfois lointaines de patients a surpris à de nombreuses reprises, au printemps il était plus facile de se faire piquer à Lamastre qu’à Paris !!

Ce 9 novembre le directeur d’établissement avait convié tous les volontaires du centre à un pot de départ , sans alcool mais avec des sucrés salés qui ont permis à tous de se retrouver convivialement , les discours des trois « officiels » ont été courts et ont tous fait l’éloge de ce superbe élan de solidarité sociale et médicale de 10 mois.



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Le virus du Covid a encore de beaux jours devant lui, sa contagiosité fait sa force, sa capacité à évoluer aussi, son génie pour taper où il veut dans un organisme atteint gravement, rendent sa prise en charge compliquée.
Parlons chiffres: partant du principe que 80 % d la population française en âge d’être vaccinée a reçu 2 injections, soit 52 millions, la vaccination en 2 injections n’est efficace qu’à 90 %, soit 47 millions auquel nous enlevons 12 millions de moins de douze ans, ce qui fait seulement 35 millions de gens officiellement protégés.
66 moins 35 il reste donc un réservoir de 30 millions de personnes contaminables et contaminantes… on n’a pas fini d’être emmerdé !!
Ce sont bien évidemment en majorité les « 30 millions d’amis » non vaccinés qui vont irrémédiablement croiser le virus un jour ou l’autre, les enfants étant peu touchés, il reste donc 18 millions de personnes qui pourront être potentiellement symptomatiques, dans 80 % des cas la maladie évolue bien sans traitement spécifique, ( ce qui fait le lit des charlatans) reste donc 3 à 4 millions de personnes susceptibles d’être hospitalisées, avec un coût important pour le budget sécu solidaire et des décès in fine.
Honnêtement à l’heure actuelle nos concitoyens non vaccinés relèvent d’un choix personnel dont la motivation échappe à mon esprit cartésien, sauf à vouloir acquérir une immunité « naturelle » en s’exposant à 20 % de risque de complication graves.
Il reste 4 centres de vaccination en Ardèche et autant en Drôme.
Les possibilités restantes offertes en proximité reviennent donc aux médecins, infirmiers, infirmières et pharmaciens libéraux. La vaccination demande une logistique complexe consécutive au nombre de doses par flacon dont la validité une fois ouvert se chiffre en heures, à l’obligation de saisie informatique au fin de traçabilité et la délivrance des passes. Tous ces paramètres font que l’organisation ne peut se faire qu’en programmé et sur rendez vous.
L’annonce présidentielle du 9 novembre autour de la troisième dose va relancer les vaccinations je ne suis pas sur que la date du 15 décembre puisse être tenue. Quelques retraités vont donc passer la trêve des confiseurs en confinés.
D’ici que le centre de vaccination de Lamastre rouvre sur ordonnance préfectorale prochainement, on peut en rêver.
R B vaccinateur vacciné.
Chaque année, du 15 octobre au 30 novembre, le Festival Alimenterre est l’évènement incontournable sur les enjeux alimentaires dans le monde.
Il est coordonné par le Comité Français pour la Solidarité Internationale (CFSI) qui regroupe 23 organisations membres engagées sur le terrain pour lutter contre la faim, la pauvreté et les inégalités.

Durant cette période, le Festival Alimenterre organise plus de 1 500 projections-débats regroupant des dizaines de milliers de personnes pour nous informer, nous questionner et nous inciter à une réappropriation de la question alimentaire; il invite ainsi à la réflexion et au débat sur les choix des politiques agricoles mais aussi sur nos attitudes individuelles, en tant que citoyens et consommateurs, face aux questions en lien avec les questions environnementales, sociales et sociétales.
Dans cette perspective, l’Université Populaire du Vivarais s’associe à cette initiative et propose une projection du film « Sur le Champ! » suivie d’une discussion animée par Jean-François Carriot, adhérent de l’UPV, le:
Mardi 9 novembre 2021 à 17h00
Salle du Lac aux Ramiers de Vernoux

Le film, tourné en Europe (Belgique), en Afrique (Burkina Faso) et en Amérique Latine (Pérou), interpelle sur le paradoxe de la faim et interroge sur le constat suivant: les paysans producteurs qui alimentent la planète sont pourtant les populations les plus pauvres et souvent les plus mal nourries.
Quelles sont alors les initiatives à l’oeuvre pour essayer d’en sortir?
L’alternance imagée des propos des acteurs sur le terrain et des propos de deux grands spécialistes des questions de l’agriculture et de l’alimentation dans le monde (Olivier de Schutter et Marc Dufumier) pose les questions essentielles.
Passe sanitaire et masque exigés
Alain Jammet
Les orange et noir dans le rouge.
Le RCL s’est incliné à Viviers 22 à 15, avec trois défaites et une seule victoire les Lamastrois se doivent de retrouver leurs valeurs rapidement pour ne pas sombrer au plus bas du classement de la poule 7 de brassage 3eme et 4eme série.
Dimanche 7 Novembre les orange et noir reçoivent AS Grane leader et invaincu de la poule à 15h au stade de la Sumene.
Attendant un sursaut d’orgueil et renouer avec les valeurs qui leurs appartiennent, président, dirigeants et joueurs vous donnent rendez-vous ce dimanche pour retrouver le sens de la victoire.
Patrice Juvin pour le RCL.
De l’avis général le nouveau tracé du cross de la Châtaigne était super.

Les organisateurs historiques, le Crédit Agricole et la Municipalité, ont totalement changé le parcours sur les conseil des adhérents du Club EVA.

Il est resté urbain mais passe désormais par tous les chemins calades et autres chareyrons qui irriguent Lamastre depuis des siècles.

C’est ainsi que même des participants Lamastrois ont découverts des passages dignes des traboules lyonnaises.
Ils sont montés et descendus du Château de Peycheylard par des escaliers, sont montés à Macheville par les escaliers et en sont descendus par le chemin des martyrs qui justifiait enfin son nom, descendus de St Cierge par la calade du Peyronnet, un vrai casse patte, traversés la parc Seignobos et sa grotte des Amoureux. Tout ça sur deux tours, un départ de jour et une arrivée à la frontale en prémices des fantômes d’Halloween.

Le vainqueur est Allier, dont le père avait gagné le première Ballastine au bon vieux temps de ce super semi, le Dauphiné Libéré avait titré « Allier à toute Vapeur », en 2021 on pourrait dire « Allier à la Castagne ».

La pluie avait eu la clémence de cesser pendant l’épreuve.


Le châtaignes grillées par les compagnons Désaignois Valla et D’Angelo ont régalé les spectateurs et les compétiteurs, la buvette a permis une réhydratation optimale. Le tout sous la surveillance de nombreux signaleurs et des secouristes interventionnistes sur un débordement d’hydratation sans rapport avec la météo ni le parcours glissant.
Tous les participants étaient enchantés de ce tracé exigeant. Il faudrait juste éviter la concurrence de date avec Lalouvesc en se coordonnant.
Un petit vrac de photos offert.















A l’année prochaine.
R B
La sociologie politique du XX ième siècle avait des particularités tranchées qui rendaient le paysage politique plus lisible, le vote protestant en faisait partie et a bercé mon enfance tout en façonnant des options.
Ces schémas ancestraux s’estompent et se dissipent peu à peu avec l’évolution de la société et ses fractures actuelles, je vous transmets cet article trouvé sur le site « Réformés », bonne lecture, critique bien sûr.
R B
André Encrevé, «La préférence des protestants pour la gauche est de moins en moins marquée»
27 septembre 2021Historien spécialisé dans le protestantisme français, André Encrevé analyse dans une somme complète le rapport des protestant·e·s français·e·s à la politique. Entretien.
Minorité religieuse persécutée de 1685 à 1787, les protestant·e·s rassemblent 20% du gouvernement socialiste Mauroy en 1981 – alors qu’ils ne regroupent que 2% des Français. De fait, depuis 1789 en France, leur histoire est celle d’une réintégration progressive. C’est ce processus complexe qu’analyse l’ouvrage minutieux d’André Encrevé, fils de pasteur, professeur émérite d’histoire contemporaine à l’Université Paris-Est Créteil. Le livre réunit une série d’articles de l’auteur, publiés depuis quelques décennies, mais actualisés et en partie réécrits pour former un ensemble cohérent. On y découvre par exemple le rapport des protestants à l’affaire Dreyfus (qui débute en 1897 après que le capitaine Alfred Dreyfus a été condamné pour trahison en 1894 à l’issue d’un procès truqué), au gouvernement de Vichy, ou à la guerre d’Algérie.
Quels ont été les tournants politiques marquants dans l’histoire moderne des protestant·e·s français·e·s?
ANDRÉ ENCREVÉ La Révolution de 1789 est le changement fondamental, puisque auparavant le protestantisme était interdit. L’année 1815 est un autre moment fondateur: avec le retour de la monarchie, de juillet à novembre 1815 dans le Gard, des bandes de catholiques royalistes sèment la «Terreur blanche». Ces émeutiers provoquent quelques centaines de morts et quelques milliers de blessés parmi les protestants, des temples sont attaqués, pillés ou incendiés, des agressions sadiques ont lieu contre les femmes, tandis que les autorités attendent de longs mois avant d’intervenir. Les débuts de la Troisième République sont aussi un moment important: les républicains instaurent la laïcité de l’école (1882), puis la séparation des Eglises et de l’Etat (1905). Et les protestants y voient l’achèvement des promesses de liberté et d’égalité formulées par la Révolution, puisque désormais l’Eglise catholique, autrefois pilier de la monarchie, est chassée de la sphère publique. Aussi, la grande majorité des protestants sont-ils dès lors républicains, c’est-à-dire favorables à la gauche et ils le demeurent largement au moins jusqu’en 1945.
Comment les protestant·e·s comprennent-ils alors la laïcité?
La laïcité promue par des républicains agnostiques d’origine catholique conduit à une séparation des Eglises et de l’Etat, mais aussi de la religion et de l’Etat, alors que les protestants défendent une laïcité «à l’américaine» (possible dans un pays de culture protestante), où aucune Eglise n’est reconnue par l’Etat, certes, mais qui ne conduit pas à une séparation de la religion et de l’Etat. Mais ce n’était pas possible dans un pays de culture catholique comme la France…
Quel est le rôle actuel des protestants dans la vie politique française?
Les protestants sont désormais réintégrés dans la communauté nationale. D’abord parce que depuis les années 1970, il y a une importante minorité musulmane, qui apparaît très différente, ce qui rapproche tous les chrétiens. De plus, dans la vie sociale, la place de l’Eglise catholique est beaucoup moins importante qu’autrefois, et les protestants ne la craignent plus. De ce fait, la préférence des protestants pour la gauche est de moins en moins marquée, les sondages montrent qu’en matière électorale ils se distinguent peu de l’ensemble des Français. C’est plutôt dans le domaine de l’éthique (écologie, acceptation de l’IVG, mariage de couples de même sexe, etc.) qu’ils sont souvent plus modernes, même si c’est moins le cas des évangéliques.

















