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« Quelle transition écologique et sociale en Ardèche »
C’était le thème de la réunion proposée par la liste « Ensemble et unis pour Lamastre » ce 11 mars au centre culturel de Désaignes.
La transition écologique est au cœur des préoccupations de la majorité départementale aux commandes à Privas, sous la présidence de Laurent Ughetto élu de Vallon Pont d’Arc et membre du Parti Socialiste.
L’assistance était nombreuse, près de 180 personnes majoritairement originaires de Lamastre et de Désaignes.


Après une présentation du dispositif par le chargé de mission, dispositif d’incitation départemental à l’intention des communautés de communes pour aller vers une transition écologique et sociale, c’est-à-dire un changement des habitudes et des objectifs de gouvernance pour tendre vers une nécessaire réduction des émissions de gaz à effet de serre induits par les activités.
Nous avons la « chance » en Ardèche de n’avoir ni autoroute, ni trains de voyageurs, ni aéroport et fort de cette constatation le conseil départemental a décidé de s’octroyer une compétence en transition écologique pour mettre en place des mécanismes incitatifs innovants en s’appuyant sur un budget dédié. Cette procédure en est au début, nous sommes loin du « guichet départemental écologique unique » puisque les directives existantes se chiffrent par dizaines et le but annoncé est de simplifier l’usine à gaz existante, si je peux me permettre cette expression…..

La séance a débuté par une conversation avec Erik Orsenna , monologue autour de son ouvrage sur la « géopolitique du moustique », métaphore de la mondialisation qui a éveillé l’attention du public avec des questions philosophiques dont je peux citer trois exemples.
« A quoi ça sert » …de gagner 1 heure de transport par TGV entre Paris et Bordeaux et délaisser par ailleurs la desserte de Clermont Ferrand
Et « pourquoi pas » …. changer un peu ses habitudes en acceptant de payer plus cher un approvisionnement locavore .
Et la notion « d’assignation à résidence » …géographique et /ou sociale source d’inégalités, avec une référence visionnaire et clairvoyante sur les gilets jaunes.
Cette conversation avait été enregistrée à l’automne 2018 par l’intermédiaire de la CNR
Cette projection a permis de poser le débat autour du « bon niveau » de la transition, bien sûr le niveau local, de la place primordiale de l’humain dans la république, des problèmes liés à l’indispensable mobilité et de son impact carbone et évidemment l’irruption du numérique dans nos vies.
Le « président Ughetto » s’est ensuite exprimé longuement sur la transition écologique portée par sa majorité, en citant Martine Finiels en poste à Vernoux et présente à la réunion avec son mari Philippe qui garde des contacts anciens et quelques nouveaux à Lamastre.

Les contrats de transition écologique et sociale accompagneront les territoires volontaires sur la base du volontariat et sur des projets spécifiques : filières bois, énergie solaire et éoliennes, covoiturage, bilan carbone et compensation possible par le milieu agricole.
La question de la décroissance éventuelle induite par une transition écologique a été évoquée sans être explicitée, la question de la collapsologie a été heureusement carrément réfutée.
Le rôle politique de politicien local de Laurent Ughetto a repris le dessus quand il a précisé que 17 communautés de communes sur 18 de l’Ardèche ont signé ces « contrats de transition » et qu’une seule a refusé de signer. Devinez laquelle ?: la notre, celle de Lamastre au prétexte qu’elle n’avait pas la compétence écologique. Il a discrètement appelé de ses vœux un changement d’attitude au niveau de la communauté après les élections qui amèneront obligatoirement un renouvellement de ses membres. Il a explicitement appelé à voter pour la liste « Ensemble et unis pour lamastre » porté par le duo Guiot-Mouzaï Ranc qui a organisé cette soirée. Les deux listes en lice à Désaignes Pettavino et Soubeyrand étaient présentes à la réunion et il n’y a eu donc aucune allusion à l’enjeu spécifique désaignois, leur impact au niveau communautaire paraissant acquis.


La soirée s’est terminée sur une note optimiste autour du projet de transition écologique et sociale qui fait de l’Ardèche le laboratoire national de cette orientation politique pour les trente années à venir.
Le premier intervenant du public dans le débat a trouvé que « Trente années » c’était trop long pour une urgence. C’est un médecin qui s’exprimait…
L’échange s’est poursuivi autour de quelques produits locaux propices à la convivialité.
Une bonne soirée d’information autour des préoccupations environnementales et géopolitiques départementales et de ses enjeux locaux.
R B
L’Université Populaire du Vivarais a organisé à L’Espace Culturel de Désaignes, avec près d’une centaine de participants, une conférence sur le thème de « Simone Veil, éternelle rebelle » animée par Sarah Briand, journaliste et réalisatrice à France 2.

Cette conférence a fait référence à la Journée Internationale des Droits des Femmes et était inscrite dans le programme « Autour d’Elles » d’Ecran Village.
En préambule, des lectrices ont rappelé quelques exemples de femmes qui ont lutté pour la cause féminine comme Olympe de Gouges et son texte sur la Déclaration des droits des femmes et de de la citoyenne en 1791, Emmeline Pankhurst pour le droit de vote des femmes en 1928 en Grande-Bretagne, Rosa Parks dans sa lutte contre la ségrégation raciale dans les années 1950, Wangari Maathai, première femme africaine à avoir reçu le prix Nobel de la Paix en 2004 en l’honneur de sa contribution pour le développement durable, la démocratie et la paix, Kathrine Switzer, première femme américaine à avoir couru le marathon de Boston en 1967 sans l’autorisation des organisateurs, Malala Yousafsai, la plus jeune lauréate du Prix Nobel de la Paix en 2014 à l’âge de 17 ans pour son combat sur l’accès à l’éducation des jeunes filles malgré la menace des talibans et la tentative d’assassinat qui l’a grièvement blessée.

Pour Sarah Briand, Simone Veil se situe dans la continuité de ces femmes qui ont lutté pour la reconnaissance et l’application de leurs droits les plus légitimes. Durant sa conférence, elle a retracé son parcours de vie d’après les témoignages et les confidences qu’elle a pu recueillir auprès d’elle-même, de ses enfants et petits-enfants. Rien ne destinait Simone Veil à une carrière politique. Née Simone Jacob à Nice en 1927 dans une famille juive, républicaine et laïque, elle est déportée en mars 1944 à 17 ans à Auschwitz avec sa mère et l’une de ses soeurs. Elle échappe de peu au four crématoire grâce à une kapo polonaise qui la trouve « trop jolie pour mourir » et est libérée en 1945 par les soldats des forces alliées. Sa mère est décédée dans ce Camp de la Mort, son père a été déporté dans une destination inconnue, peut-être dans l’un des pays baltes. De retour en France et malgré le profond traumatisme qu’elle a subi, elle poursuit des études de droit, veut fonder une famille en épousant Antoine Veil, devient magistrate, est affectée à l’administration pénitentiaire au ministère de la Justice et se bat pour l’amélioration des conditions d’incarcération des femmes et hommes détenus. Elle devient Secrétaire Générale du Conseil Supérieur de la Magistrature jusqu’en 1974, date à laquelle elle est nommée Ministre de la Santé dans le gouvernement de Jacques Chirac. Chargée de préparer un projet de loi visant à dépénaliser l’avortement et autorisant l’interruption volontaire de grossesse, sa présentation à l’Assemblée Nationale lui vaut de recevoir insultes, menaces, injures dont quelques unes à caractère antisémite de la part de certains députés masculins de son propre parti politique. C’est qu’en 1974, la Chambre des Députés se compose de 12 femmes et 490 hommes alors que le Sénat se compose de 8 femmes et 283 hommes…Sa ténacité, sa détermination, l’appui du Premier Ministre Chirac, le vote massif et unanime des élus de l’opposition ont permis d’aboutir à l’adoption de la loi le 29 novembre 1974 et à sa promulgation le 17 janvier 1975, voici 45 ans, une victoire pour toutes les femmes…Mais il ne faut pas restreindre son parcours de vie à cette seule loi qu’elle n’a jamais voulu nommer « loi Veil. » Par la suite, il sera marqué par son élection comme présidente du Parlement Européen de 1979 à 1992, son retour comme ministre des Affaires Sociales, son élection à l’Académie Française en 2010 et enfin son inhumation au Panthéon avec son mari en 2018.

Des extraits du documentaire qu’a réalisé Sarah Briand pour France 2 « Simone Veil, l’instinct de vie », des échanges avec le public ont permis de mieux appréhender la personnalité de celle qui est devenue une référence pour des générations de femmes et qui a voulu pendant toute sa vie agir pour le devoir de mémoire.
Alain Jammet
Le livre de Sarah Briand « Simone Veil, éternelle rebelle » est disponible à l’ « Arbre à Feuilles » de Lamastre

- les visites auprès des résidents sont interdites à compter du mercredi 11/03 et les portes de la Résidence seront fermées,
- le suivi médical en journée des résidents s’effectue par le médecin coordonnateur, Dr VACUS toujours en collaboration avec le médecin traitant, sauf lors de l’astreinte de nuit et WE,
- les activités collectives sont reportées pour le moment,
- l’ensemble du linge personnel des résidents est traité par l’établissement
- une lettre explicative sur les mesures prises a été rédigée et sera transmise dès demain aux résidents et leur famille,
- une note d’information à destination du personnel est distribuée en rappelant les dispositifs mis en place, des précautions d’usage et la limitation de l’accès à l’établissement.
Directeur

Musique aux Sources propose à ….La Source
Les Bubbey Mayse

Musique kelzmer et chants yiddish le 20 mars.














