Vœux 2019 de l’Hôpital Elisée Charra
C’est le 25 janvier que la traditionnelle cérémonie des vœux s’est déroulée dans la salle polyvalente de l’établissement.
Je n’étais personnellement pas présent physiquement, mais un peu par la pensée, et j’ai pu collecter quelques informations par diverses sources et voici un petit résumé de la cérémonie, résumé et petite lecture critique des media écrits locaux.


M Bach, directeur, a dressé le bilan de l’année écoulée avec des points positifs :
-le retour à un équilibre budgétaire de l’établissement après quelques années compliquées,
– les améliorations du service médical rendu avec l’ouverture de la radio numérisée s’appuyant parfaitement sur le cabinet radio de Tournon, le service écho en collaboration avec Dr Bouquet.
– la subvention pérenne de fonctionnement de 50 000 € octroyée par L’ARS, (Agence Régionale de Santé) à chaque Centre de Consultations Non Programmées ardéchois (Lamastre, le Cheylard et Vallon Pont d’Arc) éligible qui va permettre d’embaucher du personnel infirmier.
-du coté EHPAD l’avancée des travaux de l’aile ouest dont la date de livraison a reculé du fait de la faillite d’un prestataire, mais reste prévue pour le printemps 2019. Contrairement à ce qui a été annoncé dans la presse locale ce bâtiment ouest ne constitue en aucun cas un « pôle médical » puisqu’il s’agit de l’entrée principale et d’une liaison interne aux deux EHPAD sud et nord, les EHPAD étant des maisons de retraites. C’est le premier point de lecture critique.

Le directeur espère une revalorisation des dotations des tutelles pour ce secteur social grâce à une nouvelle évaluation du degré de dépendance des résidents. On l’espère aussi sinon la variable d’ajustement des coûts se ferait sur le prix de journée à la charge du résident.
-du coté Service Soins Infirmiers à Domicile (SSIAD) les comptes se sont améliorés et il va être possible de changer les véhicules, en optant pour des véhicules à énergie électrique de type Zoé.
Les points «moins positifs» sont bien sûr en relation directe avec les positifs puisque tout équilibre budgétaire à crédit constant s’obtient en serrant le Kiki des dépenses…
-La démographie médicale est bien évidemment un souci comme ailleurs. La survie du service de soins actifs médecine SSR en dépend.
M Vallon s’est occupé pour sa part de l’éloge des retraités de l’année en retraçant leur parcours, sur les cinq départs de l’année trois étaient présents à la cérémonie Roselyne Masson, Marie Noëlle Bruas et Alain Bert, et pour rire un peu ,contrairement à ce qui a été dit dans la presse écrite il ne s’agit pas de poids lourds …
Ce point constitue le deuxième volet de lecture critique:

Roselyne et Marie No sont bonnes marcheuses et Alain bon cyclo, de quoi bien occuper une retraite que l’on souhaite bonne.

Il n’y a que le JTT qui reste objectif et précis.

Voilà pour le volet lecture critique, il faut bien reconnaitre qu’il devient de plus en plus difficile de s’informer objectivement, entre internet qui véhicule sans contrôle des infos fausses à la limite du nauséabond et la presse écrite qui elle aussi se plante par manque de professionnalisme il devient difficile de s’y retrouver. Heureusement qu’il nous reste la pluralité, la liberté de la presse et la possibilité de diversifier ses sources.
Le lecteur acteur doit savoir faire preuve de sens critique et vérifier les sources.
Pour l’Hôpital Elisée Charra dans son ensemble l’année 2019 sera donc celle de la jonction tant attendue des deux entités EHPAD avec à la clef de beaux volumes à l’entrée de la maison de retraite et surtout une augmentation de surface de l’ordre de 1800 à 2000 m² qu’il va falloir ….. offrir aux techniciens de surfaces dont l’augmentation du nombre n’est pas encore à l’ordre du jour, un beau challenge pour le dialogue social au sein de l’établissement et quelques frictions avec les tutelles en perspectives.
L’Hôpital porte aussi un nouveau projet, avec l’externalisation du SSIAD vers un tènement immobilier hors hosto, l’option ancien EDF parait difficile, les vues sur l’ancien Hôtel de Commerce alimentent les conversations. Cette externalisation ouvrirait le SSIAD sur la ville avec possibilités d’accueil temporaire, et pourquoi pas inclure une maison médicale pour les professionnels de santé intéressés, il faut toujours rêver.
Enfin en conclusion l’Hôpital «va pas mal» et c’est tout ce qui importe pour le bassin de vie.
R Bouit.
Dimanche 10 février, les lamastrois se déplaçaient à Varacieux pour le premier match retour de la poule 3; 3ème série.
Les lamastrois qui s’étaient imposés 30 à 8 au match aller se devaient de confirmer chez les isérois pour consolider leur deuxième place au classement.
Sous une pluie battante les oranges et noirs sont menés 3 à 0 à la pause malgré leur domination, Varacieux s’accroche et obtient une nouvelle pénalité et mènent 6 à 0. Quand enfin les lamastrois se réveillent et marquent et vont à deux reprises derrière l’embut à la 76ème et 80ème minutes; s’imposant donc 12 à 6.
Les hommes de Millet et Barbe se sont fait peur jusqu’à la fin alors qu’ils semblaient supérieurs à leur adversaire.
Désormais deuxième au classement avec 14 points derrière le RC Montmeyran leader incontesté de la poule et écartant Varacieux à 8 points derrière.
Les protégés de la Sumène confortent leu pré-qualification. Dernier match de poule le 24/02 contre le RC Montmeyran à la Sumène; les lamastrois s’étant fortement inclinés chez le leader auront à cœur d’accrocher leurs adversaires.
Patrice JUVIN pour le RCL.

L’Université Populaire du Vivarais a organisé vendredi une conférence sur le thème de l’onomastique, la science des noms propres (à l’opposé des noms communs).

Dans une salle mutimédia comble, Bernard Salques, ethnolinguiste et anthropologue, a captivé le public en expliquant le plus simplement possible l’origine des noms de lieux, leur formation, leur évolution en lien avec la langue parlée.

Au temps des artistes qui ont orné la Grotte Chauvet, voici 36 000 ans, des individus étaient capables de dessiner, de chanter, d’honorer les morts et sans doute de nommer les choses. Ils utilisaient un langage pour communiquer entre eux, mais la langue parlée n’était pas la même dans un autre groupe social. Au fil du temps et durant des millénaires, les conflits, les guerres ont fait surgir des langues dominantes alors que d’autres étaient minorisées. Par exemple en Amérique du Sud, où la langue espagnole et portugaise ont supplanté les langues locales. L’onomastique se propose donc de comprendre la formation des noms, que la langue parlée soit une langue ancienne qui n’est plus parlée, un dialecte ou un patois. Il arrive alors que le nom d’un lieu reste quand le sens a été perdu ou qu’un lieu prend le nom d’une personne. Cette science des noms rend compte des langues présentes et antérieures: au présent, le français (la langue d’oil); antérieurement, l’occitan (la langue d’oc); avant, le latin et le bas-latin; avant, le gaulois et le celtique; auparavant: pas de langue connue. Par exemple, il ne subsiste que peu de mots gaulois mais on les retrouve dans certains noms de lieu ardéchois: « kal » a donné « calanque » ou Chalencon; « kok » a donné Coucouron; « kruko » a donné Crussol; « dun » a donné Dunières; « cambo » a donné Chambon; « turno » a donné Tournon.
Devant le succès de cette conférence et à la demande unanime des participants, il est prévu une deuxième séquence sur le même thème, pour la saison 2019-2020. On découvrira peut-être, entre autres, l’origine de son nom de famille…
Alain Jammet
Le vin nature fait le plein.
Les produits naturels, les élevages respectueux, les fromages fermiers, les légumes bios etc…sont en ce début de XXIème siècle recherchés par les consommateurs responsables. Les modes de production évoluent, les jeunes (et les moins jeunes) agriculteurs sont de plus en plus nombreux à abandonner les dictats de l’agriculture intensive, une tendance à laquelle les produits de la vigne n’échappent pas, le naturel gagne du terrain.
Dimanche soir la projection par Ecran Village du documentaire « Wine Calling » de Bruno Sauvard devant une salle comble en a apporté la preuve.
Un film témoignage d’une expérience vinicole occitane d’une dizaine de producteurs qui ont tout mis en œuvre pour, loin des labels, créer des vins sans artifices.
Une expérience qui a aussi ses adeptes en Ardèche, de Désaignes à Arlebosc, d’Empurany à St Julien en Saint Alban la viticulture au naturel à ses défenseurs.

Des vignerons déjà producteurs comme Pierre Bourlier à Désaignes, Hervé Souhat, Brice Banchet et Lisa Lavagne à Arlebosc, ou en devenir comme Mathias, Armelle, Jonathan à Désaignes, (du porte greffe à la première vendange le chemin est long) et tous convaincus que les cépages de tradition, la taille respectueuse du plant, le traitement au soufre naturel (à ne pas confondre avec les sulfites) comme la vinification prenant en compte le temps nécessaire à l’expression du vivant sont les conditions nécessaires pour créer des vins libres, naturels et sans artifices.
Une conception d’une agriculture viticole paysanne qu’ils ont présentée en fin de projection, le début d’échanges avec les spectateurs poursuivi comme il se devait verre en main, une dégustation riche en surprises pour le palais, où le Saint Joseph de Paul Estève et Chrystelle Vareille a rencontré des productions plus amateurs comme le vin de treille de Jean Claude Selze l’animateur du débat. Le vin naturel, domaine exigeant de qualité, est porté par ses créateurs, un domaine que l’amateur se doit de découvrir.

Mike













