Rochepaule, commune du canton de Saint Agrève a été marquée par la présence d’un ou des maquis pendant la periode de l’occupation et de la Résistance , la commune se souvient et commémore sur plusieurs jours avec conférence , exposition et films.

Pierre Herz est à l’origine de cette manifestation:
Le programme

Les conférenciers , où l’on va voir cohabiter Christian Disandro qui a travers ses ouvrages faisant part du vécu de son père « Christian » fait dans le lyrisme et la grandiloquence autour des faits d’armes et de l’engagement des résistants et Rigaud Villard qui avec son travail plus distant et académique laisse un avis plus circonspect autour des acteurs de cette période

Les films:


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Un programme exhaustif et complet
La digue de Lamastre, qui l’eut cru ?
Une réunion préparatoire à une expo de l’été s’est tenue ce vendredi 5 mai.

La municipalité se propose d’exposer cet été des souvenirs de la crue centennale du Doux qui a marqué les mémoires le 3 aout 1963.

Quelques témoins de l’évènement étaient présents et les lignes de recherche de souvenirs ont été lancées afin d’enrichir l’expo qui va se tenir du 20 juin au 19 aout.
J’ai personnellement écrit en début 2000 des articles sur ce sujet avec des photos confiées à l’époque par des lamastrois, articles et iconographies qui seront intégrés à l’expo.
. la crue de 1963 : http://www.lamastre.net/histoire/crue1963/crue63.htm
. la crue de 1870 : http://www.lamastre.net/histoire/crue1963/crue1890.htm
Mais il y a aussi l’article posté le 1 avril de cette année qui posait les bases d’une évolution réglementaire dont vont faire les frais les habitants de la plaine,
l’article un brin satirique a été conforté dès le 3 avril par une réunion du conseil municipal, relatée dans le DL du 6, où l’on apprenait que le PPRI (Plan de ¨Prévention des Risques d’Inondation) « effaçait » la digue et rendait tous les 15 hectares de la plaine inondables donc inconstructibles !!! Les proprios vont se réjouir.

Nos gestionnaires au lieu de chercher une parade pour consolider la digue ont préféré refuser le combat et déplacer la caserne des pompiers.
C’est dommage car l’excellent fascicule écrit par Frédéric Nodin en 1900 donnait toutes les caractéristiques techniques de réalisation de la digue de 1862.

Frédéric Nodin était le Directeur et l’âme du Syndicat de propriétaires de la plaine et à ce titre a œuvré toute sa vie pour consolider et édifier les digues successives qui ont permis le développement économique de la ville. L’opuscule dont Alain Gallet , arrière petit fils de Frédéric Nodin, a permis la publication, retrace l’historique des édifications au 19 ieme siècle de plusieurs digues.
Fréderic Nodin a eu à la fin du 19 ième siècle l’idée géniale de proposer au Chemin de Fer du Vivarais de traverser Lamastre en direction du Cheylard , non pas en traversant la Plaine comme initialement pensé mais en s’appuyant contre la digue existante, en la doublant de largeur, avec un enrochement et un mur maçonné et cimenté tel que nous le connaissons, au « détail » près de l’agrandissement du passage pour accéder à l’esplanade du pont de Tain réalisé dans les années 1990.


La stèle commémorative, mal conservée et difficile à décrypter près du pont de Tain:

Son esprit vif et créatif a aussi autorisé la construction de maisons venant s’adosser à la digue avec comblement de l’espace existant afin d’étayer les 2 digues par l’arrière.

Donc en résumé : en premier la digue construite par le syndicat de défense, puis en avant la digue établie par le CFD et pour finir en arrière les constructions de bâtiments qui bloquent une éventuelle poussée. Et ça a tenu en 1963, CQFD.

La ligne de construction derrière la digue comporte des ruptures, justement au niveau du projet initial d’extension de la caserne des Pompiers, cette extension serait allée dans le sens du renforcement postérieur de la digue, à l’endroit où le manque est le plus flagrant.

Les experts du PPRI de 2022 n’ont pas suivi les avis des experts du 19 ième siècle. Il est vrai que les normes ont du changer en 120 ans …C’est dommage pour les Nodin chef de Chantier, Bouvier ingénieur, Chenet Conducteur de travaux et les intervenants politiques et élus Goyard, Marc Sauzet, Seignobos, Boissy d’Anglas …..et j’en oublie tant la complexité du dossier à l’époque et sa durée avaient mobilisé les énergies. Il est vrai qu’en 2023 l’ouverture du parapluie est une attitude courante, d’autant que l’on réfléchit ici en terme d’évènement climatique.
La caserne se déplacera donc au niveau des abattoirs, dont on avait évoqué il y a peu une évolution vers une zone artisanale.
Il faudra quand même continuer à réfléchir à l’avenir de la plaine, que l’on ne peut laisser sous la menace du Doux.
Il y a dans ce quartier de Lamastre beaucoup de monde, des activités municipales et le plus gros créateur de richesse industrielle de Lamastre.
La solution parait simple : continuer l’œuvre du syndicat de défense des années 1900 et pourquoi pas étayer par l’arrière les zones non bâties de la digue, et sécuriser le passage pour l’esplanade du pont de Tain; un énorme chantier qui ferait du bien à tous points de vue à la cité.

Le lit du Doux le 4 aout 1963, après la crue

Et une vue d’une crue de septembre, où l’on voit le Doux occuper son lit

R B , porte parole des Ya ka.
La gazette d’Encour’âge donne des nouvelles de la maison partagée Charra

et le compte rendu de l’assemblée générale.

jeux de société à la bibliothèque le 13 mai

Roger Rostaind est décédé.

Né en juillet 40 à Vernoux il aura marqué de sa présence le canton de Lamastre.
Écolier à l’école publique de hameau de Roissac jusqu’à 14 ans, issu d’une famille d’agriculteurs il part ensuite en apprentissage de mécanique à Vernoux , s’installe à 26 ans en mécanique agricole à Lamastre puis transfère son activité à Pezellier à Saint Basile où en collaboration avec son épouse Paulette il développe son entreprise jusqu’à ce que nous la connaissons actuellement, son activité dépasse largement le cadre du canton et prospère sur tout le Vivarais, sa joie et sa fierté transparaissaient lorsqu’il annonçait que 3 générations se côtoyaient dans l’entreprise «c’est beau».
Tout n’a pas été facile dans sa famille avec les décès de ses frères, de proches, de son gendre mais cet homme de conviction engagé sans discontinuité dans le parti communiste depuis 1965, « pour les travailleurs » a toujours avancé. Il a gardé de son passage en tant qu’appelé en Algérie pendant « la sale guerre » des souvenirs douloureux dont, comme beaucoup de ses camarades d’infortune, il ne parlait pas.
Son dynamisme et son altruisme reconnus par tous l’ont fait participer de 83 à 89 à la vie communale de Saint Basile comme conseiller et adjoint de Marcel Félix, lui aussi récemment disparu. En 1989 la liste qu’il conduit remporte la majorité des sièges au conseil mais un coup tordu fomenté par un homme de paille le prive du fauteuil de maire et il siège en conseiller d’opposition jusqu’en 1995 où sa liste remporte à nouveau la majorité et l’installe au fauteuil de maire jusqu’en 2014. Ses opinions étaient connues, toujours présentées clairement et lui valaient du respect, des partisans et bien sur des adversaires politiques, la ComCom s’en rappelle ….Un communiste chef d’entreprise élu en milieu rural c’était tout l’aspect paradoxal de Roger. En 2014 il avait choisi son successeur en la personne d’Oivier Duhoo dont le décès accidentel l’avait bien affecté.
Retraité officiellement de son entreprise il aimait y revenir pour retrouver l’ambiance de travail qu’il avait créée et discuter de tout avec tout le monde. Il gardait une vie sociale et familiale active malgré quelques ennuis de santé qui ne lui avaient pas enlevé sa gouaille et son franc parler. Le décès récent de son gendre avait perturbé tout son entourage.

Une maladie fulgurante l’a emporté à presque 83 ans , ses cendres reposent à Saint Basile, village de tous ses engagements.














