
L’inscription est obligatoire avant le 17 août merci de bien le spécifier.
Pour tous renseignements il faut contacter Adeline aux heures de la bibliothèque
Ce vendredi nombreux étaient ceux qui avaient répondu à la discrète invitation de la municipalité pour une inauguration officieuse de l’Arboretum Gérard Descours.

M Descours élu municipal, issu d’une famille Lamastroise dont les ancêtres avaient donné des industriels du bijou et un maire et conseiller général, avait souhaité donner son arboretum à la commune.
Situé au lieu dit le Mas, d’une surface de un hectare, il est le fruit d’une vie de passion pour les arbres, Gérard Descours y avait planté de nombreuses essences.

Le lieu aménagé en parc par la municipalité avec allées, abris, signalétique didactique, permet aux promeneurs avides de calme de découvrir un lieu de nature à une encablure du centre ville.
La soirée proposait un son et lumière concocté par K ‘R Events, acronyme sous lequel Rémi Icard et Kévin Chareyre expriment leur passion pour la musique, le son et les effets spéciaux.


Et là nous avons été servis, dans l’amphithéâtre naturel de verdure nos deux techniciens et artistes avaient disposé avec l’aide des services techniques communaux tout leur matos pour un son et lumière accrocheur qui nous en a mis plein les yeux et ravi les oreilles.
https://youtube.com/shorts/_39Ie9-hhXY?feature=share
S’en est suivi un petit coup à boire sous les abris mis en place avec le concours des jardiniers de Macheville.
Une belle soirée de découverte, de l’Arboretum et des capacités artistiques de K’R Events

Pour ceux qui on raté ce coup, il y a rattrapage ce samedi 6 Aout, à 21.30.

« Venez nombreux »
R B
ADIEU PIERRE
Pierre BRUN nous a quittés le 1er août dernier des suites d’une longue maladie. Sa disparition est une lourde perte pour l’Université Populaire du Vivarais dont il était un fidèle adhérent et qui a succédé à l’Université du Temps Libre dont il fut l’un des créateurs.

Privilégiant en priorité les relations humaines, membre du Bureau du CISSAD de Lamastre et environs (Centre Intercommunal Solidarité et Soutien A Domicile) créé en 1987, il s’est impliqué dans cette association au service des personnes âgées, isolées, handicapées ou en difficulté. L’Université du Temps Libre était alors une composante de cette association et déjà très active puisque, par exemple, à l’initiative de Pierre fut organisée en 1999 une conférence animée par Lucie AUBRAC qui a fait salle comble au Centre Culturel de Lamastre.
En tant que chef d’entreprise et artisan-fromager à Saint-Marcellin puis à Lamastre, il fut président de l’Association de Défense et de Promotion du Picodon Drôme-Ardèche.
Par amitié, l’industriel Charles Piot qui a réhabilité le village de Pennes-le-Sec l’a désigné Citoyen d’Honneur.
L’ancien professeur de philosophie du Lycée Gabriel Faure qu’il fut avait une passion : l’écriture. Il publie en 1983 un recueil de textes poétiques « A l’huis du Temple » , en référence au Temple de la Raison qu’il fréquentait.
Ardéchois d’adoption, son insatiable curiosité intellectuelle l’amène à devenir un « transmetteur de mémoire ». Il devient ainsi Président de la Société de l’Histoire de la Montagne au Chambon-sur-Lignon mais aussi membre de l’Association Vivante Ardèche au château de Voguë.
En 1992, ses recherches le conduisent à publier un dépliant « A Lamastre l’insolite » puis à rédiger un livret en 1997 « L’Ardèche rurale et l’histoire. Le canton de Lamastre : tout un héritage culturel » . En 1999, c’est la brochure « Aujourd’hui et au temps de l’exil : une histoire de familles entre Suisses et Ardéchois » . En 2001 , c’est « D’Isère en Ardèche, rencontres sur un chemin de l’histoire ». En 2003 avec Régis ROUMEZIN, alors président du CISSAD, il rédige un ouvrage sur « La Vivaraise : des bas de soie à la bonneterie ». Son admiration pour son ancien professeur Marcel BOURETTE l’incite à écrire la préface de ses œuvres comme « Contes et fariboles du pays de Saint-Agrève mêlés de quelques gandoises » en 1997, de « La Maison des Veuves » en 1998 et de « Tout renaîtra » en 1999. Esthète avisé, sa collection de nombreux tableaux révèlent son goût pour la peinture comme sa discothèque pour la musique de jazz.
Son sens de la pédagogie, son profond attachement aux valeurs républicaines, son engagement en
faveur de l’éducation l’ont aussi conduit à assurer la mission de Délégué Départemental de l’Education Nationale à l’école primaire publique de Désaignes puis de Saint-Barthélémy-Grozon pendant de nombreuses années en tant que médiateur bénévole, militant de la Laïcité et de la Citoyenneté.
En me faisant l’honneur de son amitié, je garde de Pierre le souvenir d’un homme chaleureux et attentif à autrui, curieux et avide de savoir, ouvert et critique sur la conduite du monde, mais aussi malicieux et plein d’humour.
Au nom des adhérentes et des adhérents de l’UPV, j’adresse mes très sincères condoléances à Patricia son épouse et à toute sa famille.
Qu’elle est lourde à porter l’absence de l’Ami…
Alain JAMMET, & R B

L’Université Populaire du Vivarais a organisé une Sortie Patrimoine le 29 juin dans la région d’Annonay avec 18 adhérents pour découvrir:
. Le Musée des Papeteries Canson et Montgolfier à Davezieux

Cet imposant bâtiment se trouve dans la grande maison natale des frères Joseph et Etienne de Montgolfier, inventeurs des aérostats mais surtout ingénieux papetiers apparentés à la famille Canson. Après avoir raconté l’histoire exceptionnelle de cette saga familiale, le guide Jérôme Brias a fourni des explications précises, démonstrations à l’appui, sur la fabrication du papier qui tire son origine étymologique du mot papyrus. Pendant des milliers d’années, les Egyptiens ont utilisé les fibres tressées, martelées, séchées, collées de cette plante pour écrire leurs hiéroglyphes sur des rouleaux, parfois de plusieurs mètres de long.

L’invention de la pâte à papier revient aux Chinois au IIIème siècle avant notre ère, reprise par les Arabes vers l’an 800 et transmise à l’Occident au Moyen-Age avec la création de l’imprimerie. L’industrie papetière prend son plein essor au XIXème siècle. La famille Montgolfier, papetiers depuis 1557, s’installe dans le quartier de Vidalon au bord de la Deûme à Davezieux et construit la papeterie qui assurera sa renommée. Au milieu du XIXème siècle, celle-ci emploie des centaines de personnes qui profitent d’avantages sociaux: logements collectifs, repas journaliers fournis à la cantine, crèche, bibliothèque, école de filles, caisse de secours pour la prise en charge de certains soins.

Dans le sous-sol du Musée, on peut admirer la roue à aube qui permettait d’actionner, dans un bruit assourdissant, les énormes piles à maillets qui écrasaient les chiffons pour les réduire en une pâte épaisse. Après égouttage et de multiples opérations grâce au travail de l’ouvreur, du coucheur et du leveur, les feuilles de papier sont étendues sur des cordes pour le séchage afin d’être prêtes à l’emploi. Par la suite, la technique s’améliore avec l’invention de la machine à papier en continu dont un exemplaire datant de 1900 et mesurant une dizaine de mètres se trouve au Musée. Ce monstre mécanique est en parfait état de fonctionnement!
Après une pause-repas au restaurant « Le Cochon qui pêche« , la visite s’est poursuivie à:
. L’Espace-Musée du Parchemin à Annonay

Créée en 1926 par Marcel Dumas, inscrite à l’inventaire des Métiers d’Art Rare en 2011 dans le cadre de la Convention de l’UNESCO pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, la parcheminerie Dumas est l’une des 3 dernières en France et fait partie depuis 2013 des 10 entreprises ardéchoises portant le label « Entreprise du Patrimoine Vivant« .
Le petit-fils du créateur, Frédéric Dumas, a accueilli les adhérents de l’UPV dans le musée qui côtoie l’atelier de production en leur expliquant le processus de fabrication d’un parchemin.

L’histoire du parchemin est liée à celle de l’écriture en tant que moyen de communication du langage par des signes ou des lettres. Les premières traces d’écriture dateraient d’environ 6 000 ans en Mésopotamie et en Egypte. Selon les époques et les pays, on a utilisé différents supports: des tablettes d’argile ou de cire, des tissus de soie, des feuilles de papyrus jusqu’à la création du parchemin qui serait originaire de la ville de Pergame en Turquie, d’où son appellation.

Le parchemin est obtenu par la transformation d’une peau animale dont on ne conserve que le derme. Plusieurs semaines et quantité de manipulations seront nécessaires pour aboutir au résultat final après tannage, enchaucenage, épilage, pélannage,…Au Moyen-Age, en remplaçant le papyrus par du parchemin en tant que support d’écriture, les moines copistes ont ainsi rédigé des livres sacrés enluminés jusqu’à l’apparition du papier et de l’imprimerie. A l’heure actuelle, parce que c’est une matière luxueuse, le parchemin est très prisé par des créateurs de mobilier (abats-jour, panneaux muraux, coffrets,..) ou d’ameublement (coussins, dessus de lit et tapis,…) mais aussi pour des faire-parts écrits ou imprimés.
La sortie Patrimoine s’est enfin terminée par:
. Le Caveau de Saint-Désirat
« Infiniment vin… », c’est ainsi que se définit le Caveau de Saint-Désirat où l’on peut déguster (avec modération) du Viognier, vin blanc de Pays des Collines Rhodaniennes « vif et nerveux » et le fameux vin rouge Saint-Joseph « délicat et friand », déjà connu au XVIème siècle et apprécié à la table des rois de France. Au sous-sol, un parcours olfactif permet de découvrir les subtilités aromatiques du vin avec 9 familles d’arômes que l’on peut visualiser, sentir et comprendre; on peut compléter l’expérience par un parcours du toucher pour découvrir les sensations perçues en bouche.

Rendez-vous en 2023 à la découverte du patrimoine de notre belle Ardèche!

Alain Jammet













